Lesbophobie : à Aurillac, une « marche du souvenir » un an après le suicide de Caroline Grandjean
Un an après le suicide de Caroline Grandjean, plus de 200 personnes ont répondu à l’appel de sa veuve, Christine Paccoud, et du syndicat FSU-Snuipp du Cantal pour lui rendre hommage ce samedi 29 août. La marche s’est tenue sur la Place des Droits-de-l’Homme, à Aurillac (Cantal), où d’anciens élèves et collègues de la directrice d’école de 42 ans, ainsi que des soutiens de la communauté lesbienne, ont exprimé leur solidarité. L’événement visait à « ne pas oublier » et à dénoncer le harcèlement et les menaces dont sont victimes les personnes homosexuelles.
Christine Paccoud a évoqué la douleur de sa perte : « Tu as trouvé ta porte de secours, ta sortie pour dire stop aux injustices qui te détruisaient. (…) Toi qui ne supportais pas l’injustice, c’est cette dernière qui t’a tuée. »
Le corbeau, responsable des lettres d’insultes homophobes et de menaces de mort, n’a toujours pas été identifié. En février dernier, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, avait reconnu une « défaillance institutionnelle » dans la gestion de la situation.
Christine Paccoud a réaffirmé son intention de rouvrir le dossier contre l’éducation nationale, malgré les alertes envoyées par des courriers syndicaux. Elle a déclaré : « Cette marche, je la pense comme un rappel : celui de l’horreur du harcèlement et de cette ignorance qui a poussé Caroline à se donner la mort. »
Aucune statistique officielle récente sur les violences homophobes n’a été intégrée dans cet article.
Source : Humanité

