Ceux qui sont restés en France ont sauvé la saison
L’été 2026 a révélé une résilience du secteur touristique français face aux incertitudes géopolitiques et aux épisodes climatiques extrêmes. Les départs de dernière minute et le choix de destinations en montagne et dans des régions plus fraîches ont été des tendances marquantes, permettant au tourisme de mieux résister que prévu.
À l’approche de la rentrée scolaire, les professionnels du secteur dressent un bilan de saison plus positif qu’attendu, notamment après les tensions au Moyen-Orient qui avaient impacté les réservations au printemps. Serge Papin, ministre du Tourisme, a déclaré qu’il s’agissait d’« une très belle année », prévoyant des résultats au moins équivalents à ceux de 2025, avec des chiffres définitifs attendus à la mi-septembre.
Ce constat contraste avec l’inquiétude qui prévalait depuis février, lorsque le conflit au Moyen-Orient et ses conséquences sur les prix du carburant avaient pesé sur les réservations. Dominique Marcel, président de l’Alliance France Tourisme, a souligné que l’été a marqué une belle résilience malgré les craintes liées à la cherté et au contexte politique.
Données et statistiques
La saison devrait se clôturer avec une baisse d’environ 5 % des départs entre le 1er mai et le 31 octobre par rapport à l’année précédente. Patric Caradec, président du Syndicat des entreprises du tour operating (Seto), a affirmé que ce chiffre n’était pas catastrophique, indiquant que le secteur aurait accepté ce résultat en avril.
Didier Arino, directeur général de Protourisme, a noté que les Français et les étrangers, qui avaient initialement prévu de voyager à l’étranger, ont majoritairement choisi de rester en France, avec 70 % des réservations réalisées dans l’Hexagone, en hausse par rapport aux 65 % de 2025.
Conséquences
L’attentisme face à la météo et à la situation internationale a également favorisé les départs de dernière minute. La hausse de la clientèle étrangère, notamment américaine, a été particulièrement remarquée à Paris et sur la Côte d’Azur, où les canicules n’ont pas dissuadé les voyageurs.
Les stations de montagne se sont révélées être les grandes gagnantes de l’été, avec une augmentation de 2,3 points de leur taux d’occupation par rapport à l’année précédente. Cependant, la situation reste plus contrastée pour les restaurants et commerces, notamment en Corse, où la canicule a impacté l’activité économique.
Source : AFP.

