PSPP dévoile 4 mes pour freiner le déclin du français
De passage dimanche à Québec, Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois, a annoncé son engagement à « renverser durablement le déclin du français au Québec », qu’il qualifie de « ce que nous avons de plus précieux comme peuple ». Cette déclaration a été faite lors de sa quatrième journée de campagne, avant un pique-nique à Cap-Tourmente.
Dans un contexte où le Parti québécois critique le bilan du gouvernement en matière d’immigration et d’économie, M. St-Pierre Plamondon a proposé quatre mes pour lutter contre ce qu’il décrit comme le « pire déclin du français de notre histoire moderne » sous le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ).
Mes proposées :
Étendre la loi 101 aux cégeps : Cette me obligerait les élèves francophones à poursuivre leur éducation en français.
Rendre l’éducation en langue française obligatoire pour les enfants des immigrants temporaires : Selon M. St-Pierre Plamondon, il est anormal que ces enfants aient la possibilité de choisir l’école en anglais, malgré l’obligation pour les enfants issus de l’immigration de suivre une scolarité en français.
Rehausser les critères de français pour l’obtention ou le renouvellement d’un permis de travail : Les critères seraient élevés à un niveau intermédiaire pour le point d’entrée et à un niveau intermédiaire à avancé pour le renouvellement, avec une exception pour le secteur agricole.
Obliger les établissements d’enseignement à consacrer 10 % des notes des examens à la qualité du français : Cela s’appliquerait à tous les travaux, y compris ceux de science et de mathématiques.
M. St-Pierre Plamondon a attribué le déclin du français à la « perte de contrôle » de la CAQ sur les seuils d’immigration et à l’insuffisance de la loi 96, qui vise à protéger le français. Il a également mentionné que la culture québécoise a été « sacrifiée » par le gouvernement fédéral.
Le chef du Parti québécois a qualifié la situation à Montréal de « carrément catastrophique », soulignant que moins d’un Montréalais sur deux parlait le plus souvent français à la maison.
En outre, le Parti québécois a prévu d’enquêter sur la langue de socialisation des jeunes dans les écoles de Montréal et de Laval, notant que les jeunes tendent à se regrouper selon leur origine, ce qui pourrait favoriser des stéréotypes.
M. St-Pierre Plamondon a conclu que ces propositions représentent la limite des outils disponibles pour protéger le français au Québec, affirmant que tant que la province ne sera pas un pays, le Canada continuera de trouver des moyens d’affaiblir la différence québécoise.
Source : Radio-Canada.

