Apatridie : le HCR exhorte les États à agir contre cette exclusion persistante

Apatridie : le HCR appelle à mettre fin à cette forme durable d’exclusion

Apatridie : le HCR appelle à mettre fin à cette forme durable d’exclusion

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a récemment exhorté les États à prendre des mes pour mettre fin à l’apatridie, un statut qui empêche des millions de personnes de jouir de leurs droits fondamentaux. L’apatridie ne se limite pas à un simple statut administratif ; elle peut suspendre une vie entière et enfermer des familles dans un cycle d’exclusion et d’incertitude sur plusieurs générations.

Sans nationalité, les individus rencontrent d’importants obstacles dès les premières démarches de la vie civile. Obtenir une pièce d’identité, un passeport, accéder à l’éducation, aux soins de santé ou travailler légalement devient souvent extrêmement difficile, voire impossible. Selon le HCR, l’absence de reconnaissance juridique peut se transmettre d’une génération à l’autre. Cela peut empêcher l’enregistrement des naissances, le mariage, la possession de biens, l’ouverture de comptes bancaires ou le voyage.

Les causes de l’apatridie sont diverses, incluant des législations discriminatoires et des lacunes dans les lois sur la nationalité. Les femmes sont particulièrement touchées, car dans 24 pays, elles ne peuvent pas transmettre leur nationalité à leurs enfants dans les mêmes conditions que les hommes. De plus, le changement climatique pourrait aggraver la situation, exposant davantage les populations déjà vulnérables à des déplacements forcés et à la perte de documents.

Cependant, des progrès ont été réalisés. Depuis 2014, plus de 650 000 personnes apatrides ont acquis ou confirmé leur nationalité, et 94 pays ont réformé leur législation pour mieux prévenir l’apatridie. Des États comme le Kirghizistan et le Turkménistan ont résolu les cas connus d’apatridie sur leur territoire. En Thaïlande, plus de 120 000 apatrides ont obtenu la nationalité ou un statut de résident permanent en 2025. Au Kenya, des milliers de membres de communautés minoritaires ont également obtenu la nationalité entre 2021 et 2023.

Le HCR appelle les États à mieux protéger les personnes apatrides et à leur offrir des voies claires vers la nationalité. Cela inclut la réforme des lois et pratiques discriminatoires qui peuvent créer ou perpétuer l’apatridie. Elizabeth Tan, directrice de la protection internationale au HCR, a souligné l’importance d’adhérer aux Conventions des Nations unies sur l’apatridie et de rejoindre l’Alliance mondiale pour mettre fin à ce phénomène.

Source : HCR.

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *