Darmanin soutient Philippe pour la présidentielle : un partenariat stratégique
Gérald Darmanin, ancien ministre de l’Intérieur, a récemment annoncé son soutien à Édouard Philippe pour l’élection présidentielle de 2027, après avoir temporairement abandonné ses propres ambitions. Ce soutien est cependant conditionné : Darmanin a précisé que Philippe devra adopter une position plus ferme sur les questions régaliennes et a exprimé son opposition à la retraite à 67 ans. Selon les entourages des deux hommes, les convergences sont solides, et il n’y a pas de tensions notables entre ces amis de longue date.
L’élu du Nord a choisi d’annoncer son soutien lors d’une interview de rentrée, afin d’éviter que ses proches ne l’apprennent par d’autres moyens. Bien que certains parlementaires aient exprimé leur déception, environ 1 500 personnes étaient présentes à l’événement, incluant une cinquantaine de parlementaires et des membres de l’exécutif.
Darmanin aspire à incarner une ligne de gaullisme social et se positionne comme un rassembleur, en proposant un ticket avec Xavier Bertrand, qui a également déclaré sa candidature. Édouard Philippe a promis que son programme sur les retraites sera « juste pour tous », tout en soulignant la nécessité de parler à toutes les sensibilités politiques pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
Lors de son discours, Darmanin a abordé des thèmes comme la souveraineté et l’indépendance de la France, tout en critiquant un État perçu comme punitif. Il a également mis en garde contre le risque d’un débat entre Mélenchon et Le Pen, soulignant l’importance d’un candidat capable de rassembler.
En outre, Darmanin a fait l’éloge d’Édouard Philippe, le qualifiant de « chef de famille » et affirmant qu’il n’a pas besoin d’un contrat formel avec lui. Il a terminé son intervention en se déclarant « premier matelot » de Philippe, renforçant l’image d’une collaboration étroite entre les deux hommes.
Édouard Philippe a, pour sa part, salué la gestion de Darmanin et a exprimé sa volonté de créer un nouveau parti ou une confédération de partis pour favoriser la recomposition de la droite.
Source : Le Journal du Dimanche

