Protection du français : Le PQ veut enquêter sur la langue de socialisation dans les écoles
(Québec) Pour protéger le français, le Parti québécois (PQ) s’engage à mener une enquête sur la langue de socialisation des jeunes dans les écoles de Laval et de Montréal. Le chef du parti, Paul St-Pierre Plamondon, a précisé qu’il n’est pas question d’interdire l’usage d’autres langues dans les corridors, mais a ajouté que « ça dépend de ce qu’on découvrira ».
Au quatrième jour de la campagne électorale, Plamondon a également ravivé la question de l’indépendance, un sujet qu’il n’avait pas abordé lors de ses précédentes déclarations. Il a souligné que le Québec arrive à la fin des outils disponibles pour maintenir sa différence linguistique et culturelle. « Le dernier outil est en fait le seul qui est fondamental […] c’est d’avoir un pays qui est le nôtre, un pays dont la langue officielle est le français », a-t-il déclaré.
La compétition électorale s’intensifie, avec un sondage Synopsis-La Presse indiquant que Christine Fréchette a rattrapé Plamondon dans les intentions de vote. Ce dernier a critiqué le bilan du gouvernement actuel, affirmant que « nous sommes devant le pire déclin du français de notre histoire moderne. Sous la CAQ, tous les indicateurs ont reculé ».
Un gouvernement dirigé par Plamondon promettrait d’étendre la loi 101 au cégep et de revoir la réforme de la loi 96, en raison de ce qu’il considère comme des mes inefficaces. Il propose également d’étendre la loi 101 aux enfants d’immigrants temporaires établis au Québec pour douze mois ou plus, afin de colmater une brèche permettant aux enfants de résidents temporaires d’accéder à l’école en anglais.
Concernant l’enquête sur la langue de socialisation, le PQ vise à établir un « portrait clair des dynamiques linguistiques et des rapports interculturels ». Plamondon a expliqué que l’objectif sera de mer s’il existe une gêne ou une difficulté à utiliser le français dans les écoles où la majorité des élèves sont issus de l’immigration.
Dans un rapport de novembre 2025, le commissaire à la langue, Benoît Dubreuil, a noté une tendance chez les jeunes Québécois à se regrouper selon leur origine, ce qui favorise l’apparition de préjugés et renforce la séparation symbolique entre “immigrants” et “Québécois”.
Benoît Dubreuil recommande la mise en place de « parcours d’intégration obligatoire » pour ceux souhaitant obtenir la résidence permanente, ainsi qu’une augmentation de la mixité dans les écoles. Plamondon a précisé que l’interdiction de parler d’autres langues dans les corridors n’est pas une me actuellement envisagée, mais il n’exclut pas cette possibilité selon les résultats de l’enquête.
Source : La Presse
