Un festival en Auvergne se mobilise pour sa survie face à des défis financiers.

Pour survivre, un petit festival d’Auvergne tente le tout pour le tout

Festival de Nonette : une 17ème édition décisive pour sa survie

Un petit festival associatif en milieu rural, dans l’agglo du Pays d’Issoire (Puy-de-Dôme), était en sursis. Après deux années déficitaires, cette 17ème édition était celle de la dernière chance. L’association a donc misé sur sa programmation, et cela a porté ses fruits, puisque la soirée du samedi soir affiche complet.

Le festival de Nonette joue cartes sur table. Sa survie dépend de cette 17e édition, mais ici, personne n’a envie de voir disparaître ce rendez-vous rural aux nombreux atouts. Une participante se réjouit : « Je ne m’attendais pas à ça. Je pensais que c’était vraiment au milieu d’un champ et pas du tout. Je trouve qu’au milieu du village, ça le fait vivre. » Une autre spectatrice ajoute : « On aime bien parce que c’est un festival où on découvre des groupes et en même temps on retrouve un esprit assez familial. Il y a un peu de tout, il y a un esprit aussi assez militant, c’est sympa. »

Pour remporter la partie, l’association a investi près de 70 000 euros, le budget le plus important de toute l’histoire du festival. « On a augmenté un peu les prix, tout en essayant d’être raisonnable parce qu’il faut aussi que notre public puisse nous suivre », explique Sylvie Maquinghen, trésorière de l’association « Là-haut si j’y suis ». « On n’est pas un gros festival, il faut trouver un juste milieu et c’est ce qu’on a essayé de faire. Et nos festivaliers jusqu’à aujourd’hui nous ont soutenus et ont reconnu la pertinence de ce festival en milieu rural. »

Si le festival s’en sort, c’est grâce à des têtes d’affiches. Les Ogres de Barback et la Rue Kétanou présentent ce samedi soir leur collaboration. « Évidemment qu’on se rend compte qu’aujourd’hui, il y a pas mal de festivals qui vont en ch**r pendant quelques années. Si grâce à notre venue ça peut continuer ici, c’est « tout bénef » pour tout le monde », se félicitent Fred et Mourad, membres des Ogres de Barback et la Rue Kétanou. « On a fait des choix de ne pas toucher des cachets à 500€ ou à 1000€, mais ça nous permet de continuer notre métier. En plus, ça permet à plein de groupes qui démarrent de pouvoir venir. » Avec 1 700 spectateurs, le festival affiche complet pour cette deuxième soirée, établissant ainsi un record de fréquentation.

Source : Article rédigé à partir d’un reportage de Laurence Laborie et Anne-Flore Souchon pour France 3 Auvergne.

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