France : la présidentielle 2022 sous la supervision de l’Union européenne

Une présidentielle sous tutelle ? | France Inter

Une présidentielle sous tutelle ?

Quel sera « l’événement surprise » qui percutera la campagne présidentielle 2027 ?

Les précédents sont nombreux : l’affaire DSK en 2012, le scandale Fillon en 2017, la guerre en Ukraine en 2022. Pour 2027, un défi financier majeur se profile déjà pour les candidats : la dette nationale de 3500 milliards d’euros et un déficit qui semble hors de contrôle. Le prochain budget risque de ne pas être en me de maîtriser cette situation.

Comment cela peut-il influer sur la campagne ?

Cette pression économique se fait déjà sentir. Gabriel Attal, ministre des Comptes publics, n’a pas renouvelé sa promesse estivale d’un « choc des salaires » devant le Medef, en raison de la hausse des taux d’intérêt, qui dépassent désormais 4 %. Ce qui semblait envisageable en juillet devient beaucoup plus complexe en septembre.

Les candidats se trouvent confrontés à un choix difficile : prendre en compte la réalité financière et envisager de sévères économies, ce qui pourrait effrayer les électeurs, ou ignorer ces enjeux et continuer à faire des promesses non financées. Jean-Luc Mélenchon opte pour une approche radicale : ignorer la dette ou suspendre les remboursements à la Banque centrale européenne. À l’opposé, Bruno Retailleau propose de réduire le nombre de fonctionnaires de 300 000, de plafonner les aides sociales et de durcir l’assurance chômage. Marine Le Pen, quant à elle, tente de jongler entre ces deux approches, promettant des économies de 125 milliards d’euros en cinq ans tout en soutenant une réforme des retraites coûteuse.

La note de la France vient pourtant d’être maintenue par Fitch

L’agence de notation Fitch a récemment confirmé la note de la France, mais avec des réserves. Elle a précisé qu’elle ne souhaitait pas perturber le processus électoral, tandis que les marchés financiers sont moins indulgents. Plusieurs économistes, dont Patrick Artus, évoquent un scénario pessimiste où la France ne serait pas en me de lever sa dette dans les 18 mois à venir, ce qui pourrait entraîner l’intervention de la BCE et un plan d’austérité sans précédent depuis 1945.

Conclusion

L’éventualité d’une présidentielle sous tutelle se dessine, où le vainqueur, quel qu’il soit, pourrait découvrir qu’il a gagné l’Élysée, mais perdu le pouvoir face à des réalités économiques implacables.

Source : France Inter

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