Northvolt : Pierre Fitzgibbon conteste les propos de Stéphane Paquet
Pierre Fitzgibbon, ancien ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, a qualifié d’« invraisemblable » les déclarations de Stéphane Paquet, candidat du Parti québécois (PQ), concernant une mise en garde qu’il lui aurait faite au sujet de l’investissement dans Northvolt. Dans un courriel adressé à Radio-Canada, Fitzgibbon a réfuté la version des faits avancée par Paquet.
Lors d’un événement de campagne du PQ, organisé sur les anciens terrains de Northvolt en Montérégie, Paquet a affirmé avoir personnellement mis en garde le gouvernement caquiste sur les risques associés à cet investissement. Il a déclaré : « Pierre Fitzgibbon pourra vous le confirmer. Je l’ai interpellé pour lui dire : « Monsieur Fitzgibbon, il y a d’autres entreprises qui sont moins risquées, qui ne sont pas des start-ups, qui sont intéressées aussi à venir s’installer ici pour faire des batteries. » »
Cette affirmation a suscité des interrogations parmi les experts de la filière batterie, d’autant plus que Montréal International, dont Paquet était le PDG, a toujours soutenu ces investissements publiquement. En janvier 2024, Paquet avait même cosigné une lettre en faveur de Northvolt.
Fitzgibbon a répondu aux propos de Paquet en soulignant que ce dernier et son équipe n’étaient pas impliqués dans les dossiers de la « Vallée de la transition énergétique », qui comprenait la filière batterie et était dirigée par Investissement Québec. Il a précisé que l’équipe responsable était composée d’Investissement Québec, d’Investissement Québec International, du Ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, ainsi que d’autres acteurs, mais pas de Montréal International.
Il a également qualifié les commentaires de Paquet de « purement électoralistes et opportunistes ».
Le gouvernement du Québec a enregistré une perte de 270 millions de dollars dans l’aventure Northvolt, tandis que la Caisse de dépôt et placement du Québec a perdu 200 millions de dollars. En revanche, Ottawa n’a pas investi avant la faillite de la compagnie suédoise.
Cette situation a conduit certains acteurs politiques, comme Michel Leblanc, ancien président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, à exprimer leur perplexité face aux déclarations de Paquet, se dissociant de ses précédents efforts en faveur du projet.
Source : Radio-Canada

