La BD comme vecteur de mémoire : entretien avec María Isabel Ospina et Jean-Emmanuel Vermot-Desroches
Fait principal : María Isabel Ospina et Jean-Emmanuel Vermot-Desroches ont coécrit Guérillero, une bande dessinée qui retrace l’histoire d’Alberto, un ancien enfant soldat colombien. Ce projet est né de la rencontre entre les deux auteurs en 2021, alors que Ospina cherchait à adapter son expérience de documentaire audiovisuel en bande dessinée.
Contexte factuel : Ospina a commencé à travailler sur l’histoire d’Alberto juste avant la pandémie de Covid-19. Les restrictions de voyage l’ont poussée à envisager l’écriture à distance via des échanges numériques. Au départ, elle souhaitait produire des chroniques, mais la forme de bande dessinée s’est imposée au fur et à me de l’écriture. Le récit se construit autour de séquences courtes, reflétant à la fois la mémoire d’Alberto et la complexité de son parcours.
Données ou statistiques : Les récits d’anciens combattants en Colombie, comme celui d’Alberto, sont essentiels pour comprendre les conséquences du conflit armé. Selon le rapport de la Commission pour la vérité, environ 7 millions de Colombiens ont été déplacés à cause du conflit, et la mémoire collective de cette période reste un enjeu crucial pour la réconciliation.
Conséquence directe : En racontant des histoires personnelles et des réalités quotidiennes, Guérillero vise à sensibiliser le public colombien et international sur les impacts du conflit, tout en offrant une perspective nuancée sur les motivations des enfants soldats, souvent dictées par des circonstances matérielles plutôt que par des convictions idéologiques.
Source : ActuaBD.

