La Gironde à vélo : exploration de l’Entre-deux-Mers, de la période médiévale au chemin de fer.

La Gironde à vélo : sur la piste de l’Entre-deux-Mers, un voyage dans le temps depuis l’époque médiévale jusqu’aux premières heures du chemin de fer

La Gironde à vélo : sur la piste de l’Entre-deux-Mers

Au départ du pont de pierre de Bordeaux, les cyclistes peuvent s’engager sur un parcours à travers l’Entre-deux-Mers, en direction de Sauveterre-de-Guyenne. Ce trajet, entièrement aménagé sur une route en bitume, suit l’ancienne voie ferrée utilisée par les premiers trains à vapeur. La piste, presque entièrement ombragée, offre un cadre naturel luxuriant.

Les premiers kilomètres se déroulent le long de la Garonne à travers la ville. Les quais végétalisés précèdent une portion sécurisée en bord de route et mènent au pont Simone-Veil, un édifice moderne qui facilite les déplacements doux. Ce pont débouche sur l’Arkéa Arena, une salle de spectacle de 12 000 places, avant d’atteindre la zone commerciale de Bouliac.

À 10 kilomètres du pont de pierre, à Latresne, débute la piste Roger-Lapébie, rendant hommage au champion cycliste Roger Lapébie, né en 1911. Ce parcours est jalonné de gares reconverties en restaurants et cafés, comme la brasserie La Pimpine à Lignan, très prisée des cyclotouristes.

La piste, créée par la Compagnie de la Sauve, a été inaugurée en 1873. Elle a été abandonnée par la SNCF en 1983, remplacée par la voiture. Le Conseil départemental a ensuite transformé cet axe en une piste cyclable, fréquentée par des sportifs et des amateurs de balades.

Le point culminant de ce parcours est atteint à Créon, à 100 mètres d’altitude, après un faux plat de 14 kilomètres. Cette bastide, fondée en 1315, présente un plan géométrique et une place de la Prévôté entourée d’arcades. La Maison du vélo y offre des services de location et de réparation.

La prochaine étape est La Sauve, où une ancienne gare, avec des bâtiments d’époque et divers wagons, rappelle le XIXe siècle. Les visiteurs peuvent également explorer l’abbaye bénédictine de La Sauve-Majeure, fondée en 1079, qui a joué un rôle central dans la région au Moyen Âge.

La piste se poursuit à travers des paysages ruraux, parsemés de vignes. Un détour vers Saint-Émilion, à 16 kilomètres, est envisageable pour les plus sportifs.

L’arrivée à Sauveterre-de-Guyenne, fondée en 1281, se fait à travers des champs de céréales et des vignes. Bien que la ville ait perdu ses remparts, ses portes défensives et sa bastide sont toujours visibles, offrant une atmosphère médiévale apaisante.

Source : Sud Ouest

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