La Réserve fédérale américaine (Fed) envisage une hausse de ses taux directeurs dès septembre 2026, selon les déclarations récentes de son président, Jerome Powell. Cette décision intervient alors que l’inflation aux États-Unis reste au-dessus de l’objectif de 2 % fixé par la Fed, malgré une tendance à la baisse depuis son pic de 9,1 % en 2022. (lemonde.fr)
Par ailleurs, la Banque centrale européenne (BCE) a également relevé ses taux directeurs en septembre 2023, poursuivant ainsi sa politique de lutte contre l’inflation persistante dans la zone euro. Cette décision a des répercussions sur l’économie française, notamment en matière de croissance et d’inflation.
Selon les projections macroéconomiques de la Banque de France publiées en septembre 2023, l’économie française devrait connaître une croissance du PIB de 0,9 % en 2023, suivie d’une reprise plus progressive en 2024 (0,9 %) et 2025 (1,3 %). L’inflation totale, après avoir atteint son pic début 2023, devrait refluer pour s’établir à 4,5 % sur un an au quatrième trimestre 2023, avant de revenir autour de 2 % en 2025. (banque-france.fr)
Ces projections suggèrent que, malgré une croissance modeste, l’économie française parviendrait à sortir progressivement de l’inflation sans récession, même si un contexte international peu favorable pèserait sur la reprise. Toutefois, la hausse des taux d’intérêt décidée par la BCE pourrait avoir des conséquences sur les finances publiques françaises, notamment en augmentant le coût de la dette.
En conclusion, la perspective d’une hausse des taux par la Fed en septembre 2026, couplée aux décisions antérieures de la BCE, souligne les défis économiques actuels, tant aux États-Unis qu’en Europe, et leurs impacts potentiels sur la croissance et l’inflation.

