TÉMOIGNAGE : « Je m’accroche pour ralentir la maladie »
Jean-Jacques fête ses 80 ans ce samedi 29 août. Bien qu’il lutte contre la maladie d’Alzheimer, sa passion pour le rugby et le Stade Toulousain demeure intacte. Ancien joueur, entraîneur et fervent supporter, il a transmis cet amour du ballon ovale à son fils Alexandre, ainsi qu’à ses petits-enfants, Fanny et Lélio. Malgré la maladie, le rugby reste un repère essentiel dans sa vie.
Atteint d’Alzheimer, Jean-Jacques voit progressivement ses souvenirs s’effacer. Ce 29 août, entouré de son fils Alexandre et de sa belle-fille Vanessa, il célèbre son anniversaire tout en portant fièrement les couleurs de son équipe favorite.
« Ça a commencé en Ariège »
Sa passion pour le rugby remonte à son enfance. « Ça a commencé en Ariège, à Foix, avec mon grand-père qui m’amenait voir des matchs », se remémore-t-il. À 10 ans, il touche ses premiers ballons et rejoint plus tard les cadets du Stade Toulousain. « J’ai joué pour la première fois à Dax, en 1963, et nous sommes devenus champions de France », se souvient-il en riant.
Jean-Jacques a également été un pilier du club de Saint-Jory, dont il est aujourd’hui président d’honneur. Son fils Alexandre précise : « Son club de cœur est Saint-Jory. Il a été joueur, entraîneur et une figure respectée du club. »
Un héritage familial
La passion pour le rugby se transmet de génération en génération dans la famille. Alexandre a grandi sous l’aile de son père, et tous deux ont même été champions des Pyrénées en jouant ensemble. Ses petits-enfants Fanny et Lélio continuent de vivre cette passion, construisant leur propre parcours autour du rugby.
Jean-Jacques a vu sa carrière s’interrompre brutalement à 56 ans à la suite d’une bles. Cependant, il reste un fervent supporter, ne manquant jamais un match à la télévision et assistant régulièrement aux rencontres au stade.
« Quand on lui parle de rugby, il arrive toujours à sortir des anecdotes »
Diagnostiqué d’Alzheimer il y a près de cinq ans, Jean-Jacques a conscience de sa condition. « Au début, c’était léger, mais ça se dégrade », explique Alexandre. « Il peut oublier des événements récents, mais il se souvient toujours des anecdotes liées au rugby. » Jean-Jacques déclare : « Je m’accroche pour ralentir la maladie. »
Féru de sport, il pratique encore le badminton et la pétanque. Avec son fils, il se prépare pour la nouvelle saison de Top 14, avec une première affiche du Stade Toulousain contre le Stade Rochelais prévue pour le 6 septembre prochain.
Source : La Dépêche du Midi

