Les Hauts-de-France confortent leur place parmi les principales économies régionales françaises
Les Hauts-de-France continuent de peser lourd dans l’économie française. La région se positionne au quatrième rang dans le classement économique relayé ce 28 août 2026 par le Courrier Picard. Cette position repose sur la puissance de son appareil productif, son importante population et sa situation géographique stratégique au cœur des échanges entre la France et l’Europe du Nord.
L’industrie demeure l’un des piliers de cette économie régionale. Les secteurs de l’automobile, du ferroviaire, de l’agroalimentaire, de la métallurgie, du verre et de la chimie forment un tissu productif dense, hérité de l’histoire industrielle du Nord et de la Picardie, mais actuellement engagé dans une transformation significative.
De l’industrie historique aux nouvelles filières
Ces dernières années, les Hauts-de-France ont engagé une mutation vers des activités industrielles liées à la décarbonation et à la mobilité électrique. Le développement de la filière batterie dans le Nord et le Pas-de-Calais, ainsi que les investissements autour de Dunkerque, participent à cette dynamique. L’industrie automobile, en particulier, reste un secteur stratégique, avec de nombreuses usines d’assemblage, équipementiers et sous-traitants concentrés dans la région.
Une puissance économique confrontée à des fragilités
Cependant, le poids de l’économie régionale ne doit pas masquer ses difficultés. Le marché du travail demeure plus fragile que dans d’autres régions françaises, et certains territoires sont particulièrement exposés aux restructurations industrielles. À fin septembre 2025, le nombre de défaillances d’entreprises a augmenté de 1,5 % sur un an dans les Hauts-de-France, avec des disparités notables entre départements : +10,9 % dans l’Aisne et +10,4 % dans la Somme, tandis que l’Oise et le Nord ont connu des reculs respectifs de 6,8 % et 0,7 %.
Un territoire au cœur de la réindustrialisation
Face à ces fragilités, les Hauts-de-France cherchent à renforcer leur position industrielle en attirant de nouveaux investissements et en modernisant les sites existants. Les axes majeurs de cette transformation incluent les batteries, l’automobile électrique, la décarbonation de l’industrie et l’économie circulaire. La métropole lilloise conserve un rôle moteur dans les activités tertiaires, le commerce et les services.
Les Hauts-de-France affichent une puissance économique et industrielle significative, mais doivent simultanément réussir leur réindustrialisation et faire face aux défis persistants de l’emploi et des entreprises.
Source : Courrier Picard, données 2026.

