Joan Baez : « J’aimerais penser que je vais connaître une mort splendide »
Joan Baez, l’auteure, compositrice et interprète emblématique, est l’invitée exceptionnelle cette semaine du Monde d’Élodie pour discuter de son recueil de poésie, Quand tu verras ma mère, invite-la à danser, publié en novembre 2025. Dans cet ouvrage, elle se dévoile au-delà de son image d’icône militante, abordant des thèmes personnels et familiaux.
Dans une interview, Baez évoque la profondeur de sa relation avec son fils, soulignant l’importance d’un dialogue ouvert entre eux. Elle explique que leur lien s’est renforcé grâce à un travail acharné sur leur relation, notamment par le biais de la thérapie. « Cet enfant ne recevait pas les soins dont il avait besoin de sa mère, mais au moins, on peut essayer de rattraper les choses aujourd’hui », déclare-t-elle.
L’artiste aborde également des sujets plus sombres, tels que les abus sexuels qu’elle a subis, révélant que l’écriture lui permet de faire face à son passé. « Tout ça est venu d’abord par le biais du film, du documentaire qui vraiment enquête en profondeur sur ce sujet », explique-t-elle, soulignant l’impact de ce processus sur sa vie.
Concernant la mort, Baez exprime un désir de partir sereinement : « J’aimerais penser que je vais connaître une mort splendide et que je serai complètement en maîtrise de moi-même. » Elle souhaite également être entourée de ses proches, préférant ne pas être consciente jusqu’à la fin.
En réfléchissant sur le temps qui passe, Baez partage ses préoccupations liées à l’âge. « Je n’ai pas envie d’y penser, il y a des limites aujourd’hui, il y a des contraintes », admet-elle. Elle souligne l’importance d’accepter ses limites, affirmant que « ceux qui vieillissent bien sont ceux qui ont appris à accepter leurs limites et à ne pas pousser trop loin. »
Cet échange met en lumière non seulement la carrière de Joan Baez, mais aussi son parcours personnel, marquant une étape importante dans sa vie et son œuvre.
Source : Franceinfo
