Ukraine développe une plante pour capturer les métaux lourds dans le sol.

En Ukraine, ils développent une plante capable de capturer les métaux lourds

En Ukraine, une plante pour capturer les métaux lourds des sols dégradés par la guerre

Vorzel (Ukraine), reportage — Une équipe de chercheurs de l’université nationale des sciences de l’environnement et de la vie (Nubip) teste une méthode innovante de régénération des sols dégradés par le conflit. Dans le cadre du projet MilClimaTech, financé par l’OTAN, ces scientifiques explorent l’utilisation du miscanthus géant, une plante capable de capturer les métaux lourds et de restaurer la biodiversité.

La région de Vorzel, proche de Kyiv, présente encore de nombreux stigmates de l’occupation russe, avec des carcasses de chars et des forêts non déminées. Les impacts environnementaux de la guerre sont variés et difficiles à quantifier. Selon Valentina Pidlisnyuk, coordinatrice du projet, la contamination militaire est aléatoire, rendant la régénération des sols particulièrement complexe.

Le miscanthus, originaire d’Asie orientale, est reconnu pour ses multiples usages, allant de la production de cellulose à celle de biomasse. Ce projet a débuté il y a presque trois ans, mais l’implantation de la plante a été laborieuse en raison de la dégradation des sols. Les chercheurs utilisent un biochar, produit à partir de miscanthus, pour améliorer la fertilité des terres.

Les premières analyses montrent que le miscanthus peut capter les métaux lourds dans ses racines, tout en favorisant la matière organique. En laboratoire, des tests indiquent également sa capacité à séquestrer du carbone. Cependant, la mise en place de cette technologie reste coûteuse et dépendante de subventions, surtout en temps de guerre.

Pour l’équipe de MilClimaTech, le projet représente un espoir de régénération des terres ukrainiennes, malgré les défis posés par le conflit actuel. Tatyana Stefanovska, l’une des chercheuses, reste optimiste quant à l’avenir et à la possibilité de contribuer à la reconstruction écologique du pays.

Source : Reporterre

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