Une annonce choc au moment des derniers chassés-croisés de l’été. Le préfet de la Corrèze annonce une sanction administrative plus lourde en cas de téléphone portable au volant en récidive, à compter du 1er septembre.
C’est une me départementale. En Corrèze, dès le 1er septembre, tout automobiliste en situation de récidive d’usage de téléphone au volant verra son permis tout simplement. suspendu !
Cette décision, bien que sévère, est accueillie favorablement par de nombreux automobilistes, notamment ceux qui respectent les règles. Une automobiliste a déclaré : « Même s’il y a le bluetooth, c’est vrai que ça nuit à l’attention, je suis d’accord avec le préfet, pour une fois« .
C’est à l’issue des assises de la sécurité routière, en juin dernier, que le préfet de la Corrèze a décidé de renforcer les sanctions contre les récidivistes. Alban d’Herbigny, directeur de cabinet du préfet, a précisé : « On s’adresse vraiment à celles et ceux qui continuent ce mauvais comportement et sont dangereux pour nos concitoyens. Donc oui, on va s’adresser à eux plus durement« .
Suspension administrative du permis pendant trois semaines en Corrèze pour tout récidiviste du téléphone au volant à partir du 1er septembre • © Grichka BEYSSON-LEANDRI / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Le décret 2020-605 du 18 mai 2020 a permis cette me au niveau national. En cas d’infraction, les forces de l’ordre peuvent immédiatement retenir le permis de conduire. Le préfet de la Corrèze, Vincent Berton, appliquera cette suspension administrative de trois semaines pour toute contravention (4e classe) en récidive, en plus de la perte de trois points et d’une amende de 135 euros.
Selon la préfecture de la Corrèze, 27 % des accidents de la circulation sont dus à l’inattention. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) indique que l’utilisation du téléphone au volant quadruple le risque d’accident, et par 23 pour la lecture d’un message en conduisant.
Cette initiative vise à réduire les comportements dangereux sur la route, à l’instar de mes similaires adoptées dans d’autres préfectures. Par exemple, les Landes, pionnières en novembre 2025, ont enregistré une baisse de 10 % des infractions depuis la mise en place de telles sanctions.
D’autres départements ayant adopté des mes similaires incluent :
- Lot-et-Garonne (47), depuis décembre 2025
- Pas-de-Calais (62), depuis février
- Charente-Maritime (17), depuis mai
- Vaucluse (84), depuis mai
- Ardèche (07), depuis juin
- Oise (60), depuis juin
- Aisne (02)
- Deux-Sèvres (79), depuis juin
- Haute-Loire (43), depuis août

