Paul St-Pierre Plamondon défend ses pratiques de communication lors de la campagne électorale
Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois, a été interrogé cet après-midi sur son intention de contrôler la prise de parole de ses candidats lors de la campagne électorale. Cette question a émergé suite à un incident survenu vendredi, où il a interrompu une journaliste de Radio-Canada qui tentait d’obtenir une réaction de Nicolas Marceau, ancien ministre des Finances, à une attaque formulée par le chef libéral, Charles Milliard.
Lors de son point de presse, St-Pierre Plamondon a nié vouloir museler ses candidats, affirmant qu’ils répondraient aux questions des journalistes « si elles portent sur le sujet du jour ». Il a précisé : « Mon objectif dévoilé à la population, c’est de mener une campagne d’idées, et non pas, dès le jour 2 de la campagne, d’être dans un traboulidon d’attaques ultrapartisanes. »
Il a ajouté que s’il se concentrait sur des attaques incessantes, il serait impossible d’apporter du contenu et des idées qui intéressent la population. Malgré cela, les journalistes lui ont fait remarquer qu’il avait récemment accusé Christine Fréchette de répandre des faussetés.
Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, a réagi en notant que le style de St-Pierre Plamondon était assez directif et a remis en question sa décision de ne pas laisser parler son équipe économique. Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, a également commenté la situation, déclarant que St-Pierre Plamondon se vantait d’avoir la meilleure équipe économique tout en empêchant ses membres de répondre aux questions.
Duhaime a souligné que lors de son propre point de presse, son porte-parole en matière de finances avait eu l’occasion de s’exprimer, affirmant qu’il avait même pris plus de parole que lui. Il a conclu en disant que si l’équipe de St-Pierre Plamondon était aussi compétente, elle devrait être mise en avant plutôt que de laisser le chef parler à leur place.
Avec les informations de Jean-François Thériault
