Affaire Roman Abreu : Véronique Sarselli annonce le retrait des délégations, le camp Aulas dément
L’onde de choc politique provoquée par la plainte pour viol déposée contre Roman Abreu, ancien directeur de campagne de Jean-Michel Aulas, continue de secouer la Métropole de Lyon.
Ce jeudi 11 juin, Véronique Sarselli, présidente de la collectivité, a demandé aux vice-présidents Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton de se retirer de leurs fonctions représentatives. Cette décision a été présentée comme une me de préservation de l’institution et de respect envers la victime présumée.
Le lendemain, la situation a évolué. Dans un entretien accordé au Progrès, Véronique Sarselli a annoncé avoir retiré temporairement les délégations des trois élus, sans préciser la durée de cette me. Elle a déclaré : « Je me dois de garantir l’exemplarité et le fonctionnement de l’institution métropolitaine qui est plongée en plein malaise. » La présidente a également affirmé avoir pris cette décision « en parfait accord avec Jean-Michel Aulas, » considérant la me « proportionnée. »
Sarselli a souligné que cette suspension temporaire répondait à la crise politique engendrée par les révélations autour de cette affaire judiciaire, tout en précisant qu’elle ne pouvait pas contraindre les élus concernés à quitter leurs fonctions.
Cependant, quelques heures après ces déclarations, des tensions sont réapparues. Me Alain Jakubowicz, avocat de Jean-Michel Aulas et de Laure Cédat, a contesté publiquement la version de la présidente, affirmant : « C’est totalement faux ! » Emmanuel Imberton a également déclaré n’avoir « signé aucun accord. » Selon des sources, un document aurait été signé, mais ne prévoirait pas le retrait des délégations, révélant ainsi un désaccord sur la portée des engagements pris lors des discussions récentes.
Source : Progrès
