Guerre États-Unis – Iran : le conflit persiste sans avancée après six mois de tensions.

Guerre États-Unis - Iran : le conflit toujours dans l’impasse après six mois

Guerre États-Unis – Iran : le conflit toujours dans l’impasse après six mois

La guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a débuté le 28 février par des frappes conjointes américaines et israéliennes, a plongé la région dans un climat de tensions persistantes. L’Iran a réagi en ciblant des pays du Golfe, alliés de Washington. Un cessez-le-feu en avril avait mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses, suivi d’un protocole d’accord en juin visant à établir une paix durable. Cependant, ce protocole a été rompu en juillet, entraînant une reprise des hostilités et bloquant les négociations.

Reprendre la voie diplomatique

Abbas Araghchi, chef de la diplomatie iranienne, a déclaré que « remettre la diplomatie sur les rails n’est pas impossible » et a souligné que la pression exercée par les États-Unis n’était pas efficace. Les États-Unis, de leur côté, cherchent à intensifier la pression économique sur l’Iran, déjà soumis à des sanctions internationales depuis des décennies. Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a annoncé un nouveau train de sanctions « secondaires » ciblant les partenaires commerciaux de l’Iran dans des secteurs tels que l’or, la technologie et le transport maritime. En outre, 60 entités et individus ont été sanctionnés pour leur soutien aux activités militaires iraniennes.

Le détroit d’Ormuz au cœur du conflit

Le conflit se concentre désormais sur le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique que l’Iran contrôle et qui est essentielle pour le transit des hydrocarbures. Abbas Araghchi a évoqué des « discussions constructives » avec son homologue qatari, soulignant l’importance de la liberté de navigation dans cette région. L’Iran a déclaré qu’il ne reviendrait pas à la situation d’avant-guerre tant que les États-Unis n’auraient pas respecté leurs engagements, notamment en ce qui concerne la levée des sanctions économiques.

Les tensions ont des conséquences sur les marchés pétroliers, avec le prix du baril de Brent passant de près de 70 dollars avant le conflit à 89,66 dollars récemment. Téhéran discute également avec Oman pour établir les modalités d’une reprise du trafic maritime dans la région.

Le député iranien Esmail Kowsari a averti que si les États-Unis ne respectaient pas le protocole d’accord, le détroit d’Ormuz resterait fermé et que des « actions offensives » pourraient être menées par l’Iran « jusque dans les endroits les plus éloignés ».

Source : Informations recueillies auprès de diverses agences de presse.

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