Le marché des fournitures scolaires résiste malgré une légère baisse des ventes
Alors que les ménages doivent faire face à des arbitrages budgétaires dus à l’inflation et à la hausse des prix des carburants, la rentrée scolaire ne s’annonçait pas sous de bons auspices pour les fabricants de fournitures scolaires. De plus, la France compte 168 000 élèves de moins cette année. Malgré ce contexte défavorable, le marché a montré une certaine résilience. Selon un premier bilan de l’AIPB (Association des industriels de la papeterie et du bureau) et du cabinet NielsenIQ, 131 millions d’articles ont été vendus entre le 29 juin et le 23 août, représentant une baisse de 0,8 % par rapport à l’année précédente. Le chiffre d’affaires a également fléchi légèrement de 1,4 %, atteignant 389 millions d’euros, en partie en raison d’une baisse des prix de 0,6 %.
Les achats de fournitures scolaires ont été reportés par de nombreux consommateurs en raison des épisodes de canicule, qui les ont incités à privilégier des produits alimentaires frais, des ventilateurs, des climatiseurs, ainsi que des équipements électroniques pour la Coupe du Monde de la FIFA. L’allocation de rentrée scolaire, versée le 18 août, a également retardé les achats pour de nombreuses familles. Les consommateurs continuent de favoriser les magasins physiques pour leurs emplettes, représentant 59 % des ventes, et cherchent à faire les meilleures affaires en fréquentant plusieurs enseignes, privilégiant la grande distribution.
Parmi les produits les plus vendus figurent les cahiers, les accessoires de traçage, les stylos à bille, ainsi que les colles et adhésifs. Notamment, les ventes de surligneurs ont augmenté de 5 % cette année, bien que les raisons restent floues. Seuls 11 % des ventes concernent des produits lancés en 2026, tandis que certains articles populaires en 2025, comme les stylos Legami, continuent d’attirer les consommateurs. De plus, des produits en perte de vitesse, tels que les cahiers de textes et les agendas papier, connaissent un regain d’intérêt, certains établissements demandant aux élèves d’écrire leurs devoirs sur papier plutôt que d’utiliser des logiciels de gestion scolaire.
Une autre tendance notable est la préférence des consommateurs pour les produits de marque nationale, qui représentent 70,6 % des volumes vendus, par rapport aux marques distributeurs (29,4 %). Les consommateurs sont disposés à payer davantage pour des produits jugés plus durables et respectueux de l’environnement.
Les fabricants de fournitures scolaires misent sur les ventes de la dernière semaine d’août et des deux premières semaines de septembre, espérant que les retardataires leur permettront d’améliorer leur chiffre d’affaires et de se rapprocher des 629 millions d’euros réalisés entre juillet et septembre l’année dernière.
Source : AIPB, NielsenIQ.

