Faut-il une primaire à droite ?
Depuis quelques jours, les candidats de la droite et du centre envisagent publiquement l’hypothèse d’une primaire pour se départager avant la présidentielle de 2027. Une idée qualifiée de « losers » par Olivier Truchot.
Cette proposition revient avec insistance. « Faut-il faire une primaire à droite et au centre pour départager les nombreuses candidatures qui se multiplient ? » s’interroge-t-on. Bruno Retailleau a déclaré sur BFMTV qu’il n’a jamais eu d’opposition de principe à cette idée, tandis que Gabriel Attal a également affirmé ne pas l’écarter. En revanche, Édouard Philippe a précisé qu’il « ne le souhaite pas » à ce stade.
L’hypothèse d’une primaire prend donc de l’ampleur, mais elle ne fait pas l’unanimité. Olivier Truchot a exprimé son scepticisme, la qualifiant de « machine à perdre », à l’exception de celle organisée par la gauche en 2012, qui avait permis à François Hollande d’être élu. Il a ajouté que « ceux qui réclament ça sont des losers », notant que des figures comme Mélenchon et Le Pen n’ont pas eu besoin de primaires pour s’imposer.
Des sondages défavorables
Les candidats de la droite et du centre sont actuellement mesurés derrière le duo Le Pen-Mélenchon dans la course au second tour, ce qui pourrait les inciter à se regrouper pour renverser la tendance. Un participant a déclaré qu’une primaire pourrait être bénéfique pour distinguer les candidats, mais a souligné que les ego démesurés pourraient empêcher une telle confrontation.
Sandrine Pegand a également noté que, bien que l’idée de la primaire ne soit pas absurde, elle pourrait poser des problèmes de soutien après l’élection. « Juridiquement, ça n’a pas de poids », a-t-elle ajouté.
Pour l’heure, seule la gauche semble se préparer sérieusement à une primaire, avec un accord trouvé entre le Parti socialiste et Place publique sur les modalités de la « primaire de la gauche socialiste et démocratique », qui se tiendra en octobre.
Source : RMC-BFMTV

