La VAR au cœur d’un bras de fer entre le gouvernement et la fédération sud-africaine de football
En Afrique du Sud, la nouvelle saison du championnat de football a débuté sans l’arbitrage vidéo (VAR), alors que plusieurs pays africains, tels que ceux du Maghreb et la Mauritanie, l’ont déjà adopté. Selon le gouvernement, des fonds ont été alloués à la mise en place de cette technologie, mais il accuse la fédération sud-africaine de football (SAFA) d’inaction et menace de réclamer le remboursement des sommes engagées si des mes concrètes ne sont pas prises rapidement.
La mise en œuvre de la VAR était une promesse du ministre des Sports, Gayton McKenzie, suite à sa nomination en 2024. Ce dernier a exprimé son mécontentement face aux retards de la SAFA : « En ce qui concerne la VAR, qu’ils le veuillent ou non, l’arbitrage vidéo doit faire son entrée dans notre championnat. Je leur ai donné l’argent, et on doit avoir une réunion ce week-end. La VAR va arriver ! »
Bien que des fonds aient été débloqués depuis mars, la SAFA a justifié son retard par la nécessité d’effectuer des vérifications réglementaires avant de lancer le projet. Ce manque de progrès a conduit la fédération à se présenter devant une commission de l’Assemblée nationale, où le président Danny Jordaan était absent. Mxolisi Sibam, représentant du comité des finances, a tenté de répondre aux questions des parlementaires, affirmant que le ministère avait accordé 20 millions de rands, placés sur un compte distinct, pour couvrir les coûts d’équipement et la formation des arbitres.
Gayton McKenzie a également souligné que l’acquisition de la VAR pourrait créer des opportunités pour le pays, notamment en incitant des clubs étrangers à organiser des matchs contre des équipes locales. La SAFA a jusqu’au 9 septembre pour soumettre un rapport détaillant les étapes à venir et le calendrier de mise en œuvre.
De plus, le ministre a exprimé son indignation concernant le salaire proposé au nouvel entraîneur des Bafana Bafana, Pitso Mosimane, qui est inférieur à celui de son prédécesseur, le Belge Hugo Broos. McKenzie a évoqué cette situation comme un vestige d’une mentalité d’« apartheid ».
Source : RFI

