La vente partielle de Belfius se prépare… difficilement
Le gouvernement De Wever prévoit de céder 20 % du capital de Belfius, avec un objectif de récolter environ 2 milliards d’euros. Cet argent sera destiné à réduire la dette de l’État fédéral, qui s’élève actuellement à environ 560 milliards d’euros. Toutefois, cette somme ne suffira pas à influencer significativement les charges d’intérêts de l’État.
Pour l’équipe De Wever, il est crucial de maintenir le niveau des dividendes, même après cette vente. Ces dividendes, qui sont versés chaque année, jouent un rôle important dans la réduction du déficit budgétaire. Une source proche de l’Arizona a déclaré : « On veut un niveau de dividendes identique avec 80 % du capital. »
Cette promesse de dividende pourrait attirer des investisseurs, tels que des family offices, qui recherchent avant tout du rendement. Cependant, la question demeure de savoir si cela suffira à garantir un bon prix pour cette part de capital. La vente de 20 % du capital pose des incertitudes, notamment en ce qui concerne la gestion des 80 % restants.
Ethias, un dossier à part
Par ailleurs, il est confirmé que cette cession se fera sans lien avec un éventuel rapprochement avec l’asur Ethias, une idée défendue par Georges-Louis Bouchez. Ethias est actuellement détenu par l’État fédéral et les Régions wallonne et flamande, chacune détenant un tiers. Georges-Louis Bouchez a demandé au ministre des Finances, Jan Jambon, de consulter les Régions concernant la vente de leur participation. Le ministre rencontrera les ministres-présidents wallon et flamand en septembre et fera rapport au conseil des ministres, qui prendra une décision ultérieure.
La position des Régions est claire : elles souhaitent conserver leur participation, qui leur génère des dividendes significatifs. En conséquence, les demandes répétées de Bouchez sur Ethias ne devraient pas entraver la vente partielle de Belfius. Cependant, le respect du calendrier initial reste incertain, surtout si les offres reçues sont inférieures aux attentes.
Source : La Libre.

