Un tribunal américain annule les sanctions du Pentagone contre Anthropic

Un tribunal américain annule les sanctions prises contre Anthropic par le Pentagone

Un tribunal américain annule les sanctions prises contre Anthropic par le Pentagone

Placée sur liste noire par le Pentagone en février, la start-up d’intelligence artificielle (IA) Anthropic a remporté une victoire judiciaire contre le gouvernement Trump. Le tribunal fédéral de San Francisco a annulé, le 27 août, le classement de l’entreprise dans la catégorie des entreprises considérées comme présentant un « risque pour la sécurité de la chaîne d’approvisionnement » du ministère de la Défense, ce qui interdisait aux fournisseurs de l’administration d’utiliser ses produits.

Dans sa décision de 59 pages, la juge Rita Lin a souligné que la démarche du ministère était « motivées par le désir de faire un exemple et de punir Anthropic qui avait eu l’‘arrogance’ de critiquer le gouvernement ». Elle a ainsi qualifié ces actions de « représailles illégales ».

En mars, la magistrate avait déjà suspendu la mise sur liste noire de l’entreprise californienne. Elle a maintenant ordonné au gouvernement d’abroger toutes les recommandations et directives visant à maintenir cette classification.

L’affaire trouve son origine dans le refus de Dario Amodei, le patron d’Anthropic, d’autoriser l’utilisation de son modèle d’IA générative, Claude, pour la surveillance de masse ou des opérations létales sans intervention humaine. Le Pentagone avait jugé ces restrictions inacceptables, affirmant son droit d’utiliser les modèles d’IA « à toutes fins légales ».

Le jugement rendu le 27 août intervient à un moment crucial pour Anthropic, qui se prépare à une introduction en Bourse avec une valorisation visée d’environ 2 000 milliards de dollars. Cependant, les différends avec l’administration Trump demeurent un risque, le Pentagone ayant la possibilité de faire appel. De plus, une seconde procédure est en cours devant un autre tribunal à Washington.

Le Pentagone a appliqué cette classification en se fondant sur deux textes législatifs, dont l’un relève de la compétence de la cour d’appel fédérale de Washington. En avril, cette cour s’était montrée moins réceptive aux arguments d’Anthropic, refusant sa demande de suspension de la sanction.

Source : Courrier International

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