Les candidats sont en place pour construire une fusée européenne. Mais où est la France ?
L’Agence spatiale européenne (ESA) a récemment annoncé des contrats totalisant 544 millions d’euros pour le développement d’un nouveau lanceur européen. Cependant, l’entreprise française MaiaSpace, qui avait été préalablement sélectionnée, est absente de cette liste de bénéficiaires. Cela soulève des questions sur l’avenir de la France dans le secteur spatial européen.
L’ESA a attribué des fonds à plusieurs entreprises, dont 186,9 millions d’euros à Rocket Factory Augsburg (RFA) d’Allemagne, 158,9 millions d’euros à PLD Space d’Espagne, et 197,8 millions d’euros à Isar Aerospace, également allemande, pour son lanceur Spectrum. Ces entreprises doivent développer leur propre lanceur et réaliser un lancement orbital d’ici la fin de l’année 2027, tout en proposant des améliorations pour des lanceurs plus efficaces d’ici fin 2028.
Parmi ces lauréats, Isar Aerospace est la seule à avoir tenté un vol orbital, son premier lancement s’étant soldé par un échec. Aucune des fusées engagées dans ce programme n’a encore atteint l’orbite, ce qui remet en question l’idée que certaines entreprises seraient en avance sur leurs concurrentes.
Bien que MaiaSpace ne figure pas parmi les contrats attribués, son lanceur Maia Mark 1 est mentionné dans l’infographie accompagnant le communiqué de l’ESA, indiquant qu’il pourrait encore y avoir une opportunité pour la start-up française. L’ESA a précisé que le contrat est en cours de finalisation, et des détails supplémentaires devraient être publiés dans les semaines à venir.
Cependant, l’absence de MaiaSpace dans cette annonce pourrait être interprétée de manière négative, surtout après que l’entreprise a déjà rencontré des difficultés, ayant reporté son premier vol d’essai à 2027. D’autres entreprises, comme Isar Aerospace et RFA, ont également rencontré des retards dans leurs développements.
En somme, le paysage du secteur spatial européen est en pleine évolution, et les défis sont nombreux. Le développement de lanceurs s’avère complexe et rempli d’incertitudes, comme l’indiquent les difficultés rencontrées par plusieurs acteurs du domaine.
Source : Numerama

