Défaite pour Trump dans sa lutte contre le vote par correspondance
Le 27 août 2026, une juge fédérale, Indira Talwani, a suspendu un décret présidentiel visant à restreindre le vote par correspondance, une décision qui représente un revers significatif pour Donald Trump. Cette suspension intervient trois jours après qu’une autorisation provisoire de la Cour suprême américaine a été levée, permettant aux États de continuer à utiliser cette méthode de vote.
Dans sa décision, la juge Talwani a déclaré qu’il serait « impossible en pratique » pour les États de se conformer à ce décret avant les élections de mi-mandat prévues le 3 novembre. Elle a souligné que « la plupart des États demandeurs ont déjà commandé leurs bulletins de vote par correspondance », certains étant légalement tenus de les envoyer aux électeurs éligibles dès la semaine suivante.
Contexte juridique et politique
Donald Trump critique régulièrement le vote par correspondance, qu’il considère comme une des causes de sa défaite aux élections de 2020 face à Joe Biden. Ironiquement, il a lui-même voté par correspondance lors de la primaire républicaine en Floride la semaine précédente. Le décret qu’il a signé le 31 mars impose des restrictions supplémentaires, notamment la création d’une liste fédérale des électeurs autorisés à voter et la limitation de l’envoi de bulletins de vote par correspondance aux seules personnes figurant sur cette liste.
La juge Talwani a estimé que ce décret était « probablement contraire à la Constitution » et qu’il pourrait causer un « préjudice irréparable » aux États et aux électeurs.
Réaction de la Cour suprême
La Cour suprême, qui est majoritairement conservatrice, a pris une position différente en levant une première suspension du décret. Cependant, des États emmenés par la Californie ont engagé une nouvelle action en justice, soutenant que la Constitution américaine attribue aux États et au Congrès la responsabilité de définir les règles électorales, et non au président.
Cette situation complexe autour du vote par correspondance est susceptible de se retrouver à nouveau devant la Cour suprême, soulignant les tensions persistantes au sein du système électoral américain.
Source : Nouvel Observateur

