Ce n’est pas un parc d’attractions, mais un parc national
La surfréquentation des calanques est un problème récurrent, surtout en période estivale. Sur le modèle mis en place à Sugiton, les cabanoniers de la calanque de Sormiou, située à Marseille dans les Bouches-du-Rhône, réclament l’instauration d’un quota d’accès. Une proposition qui suscite des avis partagés.
Le matin, la calanque de Sormiou est relativement accessible, avec de la place sur le sable. Cependant, dès 10h, la situation se dégrade rapidement. Joëlle, une cabanonière, témoigne : « Hier, c’était la cata, il y avait trop de monde ! » Elle déplore que de nombreux visiteurs viennent pour une expérience de type « parc d’attractions » plutôt que pour profiter de la nature. Cette affluence entraîne une accumulation de déchets, comme l’indique une dame qui montre deux sacs plastiques remplis de détritus ramassés en une demi-heure.
La surfréquentation favorise également des activités illégales. Éric, un autre cabanonier, explique que certains particuliers profitent de la situation en proposant des places de parking à des tarifs allant de 10 à 15 euros, incitant ainsi les touristes à éviter la marche à pied.
Face à cette situation, les cabanoniers insistent sur l’importance d’un quota, surtout pour les touristes. Toutefois, la mairie de Marseille, responsable de la seule route d’accès à Sormiou, reste sceptique. Hervé Menchon, délégué à l’environnement et à la biodiversité, souligne que la question de l’accès à un espace naturel préservé doit être repensée, notamment en ce qui concerne l’usage de la voiture.
À l’heure actuelle, la mise en place d’un quota n’est pas envisagée. Cependant, la sécurité des visiteurs pourrait devenir un enjeu majeur, notamment en cas d’incendie, où l’évacuation rapide d’un grand nombre de personnes pourrait poser problème.
Source : France 3 Provence-Alpes

