La Génération Z en France trouve des réponses au mal-être adolescent dans la musique de The Cure.

Reportage.

C’est une musique qui apporte des réponses au mal-être adolescent : rencontre avec la Génération Z, fan de The Cure

Près de 50 ans après ses débuts, le groupe britannique The Cure continue de séduire une nouvelle génération de fans. Alors qu’il s’apprête à clôturer le festival Rock en Seine dimanche, des jeunes, parfois âgés d’à peine 20 ans, expriment leur passion pour Robert Smith et sa bande.

L’événement majeur du week-end se déroulera le 30 août au domaine national de Saint-Cloud, où The Cure est attendu par des milliers de fans. Bien que le groupe ait une carrière de près de cinq décennies, il parvient à toucher un public beaucoup plus jeune que ses admirateurs originels.

En juin 2025, lors du festival de Glastonbury, Olivia Rodrigo, figure emblématique de la Génération Z (12-25 ans), a invité Robert Smith sur scène pour interpréter deux morceaux. Cette collaboration témoigne de l’impact de The Cure sur les plus jeunes, renforcé par des scènes de films récents et par la viralité des vidéos sur TikTok.

Louise, 23 ans, affirme que chaque émotion trouve écho dans la discographie du groupe : « À n’importe quel moment de la vie, à n’importe quelle épreuve, je trouve qu’il y a un album qui décrit parfaitement un sentiment concret. » Marie, 19 ans, étudiante au Cours Florent, constate une nostalgie croissante pour la musique des années 80 et 90.

La popularité de The Cure chez les jeunes est souvent attribuée à l’influence parentale. Louise mentionne que son père a emmené son petit frère de dix ans à un concert. Raphaël, 25 ans, se remémore ses souvenirs d’enfance, écoutant le groupe avec son père, et souligne la richesse de leur discographie.

Cette affinité intergénérationnelle est rare pour un groupe de rock de cette ancienneté. Louise Lucas, représentante de la Génération Z, a récemment mené une enquête sur ce sujet. Selon elle, « The Cure représente une modernité » et aborde des thèmes qui résonnent avec les préoccupations contemporaines des jeunes.

Louise affirme : « Aujourd’hui, quand on est jeune, on a plein de raisons de s’inquiéter de notre futur. Quand on a une musique comme ça, assez obscure, très mélancolique, ça apporte un certain réconfort. »

Le directeur de Rock en Seine, Matthieu Ducos, a remarqué une attention accrue des jeunes générations envers le groupe par rapport à sa dernière performance en 2019. Marie, quant à elle, souligne la qualité musicale de Robert Smith, qui, malgré ses 67 ans, conserve une voix exceptionnelle.

Pour ce concert final à Rock en Seine, les 40 000 places ont été vendues en seulement 36 heures.

Source : Franceinfo

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