Dette : divergences des candidats à l’élection présidentielle face aux patrons du secteur.

Dette : les candidats à l'élection présidentielle exposent leurs divergences face aux patrons

Dette : les candidats à l’élection présidentielle exposent leurs divergences face aux patrons

C’était un moment clé de la Rencontre des entrepreneurs de France (REF), organisée par le Medef à Roland-Garros, le 27 août 2026. Sept candidats — Marine Le Pen, Raphaël Glucksmann, Édouard Philippe, Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier et Bruno Retailleau — se sont réunis pendant trois heures sur le court central Philippe Chatrier pour ce qui a été qualifié de premier débat de l’élection présidentielle.

Le débat a débuté sur la question de la dette publique, qui s’élève à plus de 3 500 milliards d’euros. Ce sujet a pris de l’ampleur cet été, en raison d’une hausse des taux d’intérêt, la France empruntant actuellement à 10 ans à un taux supérieur à 4 %, un niveau inédit depuis plus de 15 ans. Les propos de Jean-Luc Mélenchon, tenus lors d’une conférence de presse le 24 juin 2026, ont également alimenté les discussions. Le candidat de La France insoumise (LFI) avait proposé une méthode radicale pour réduire la dette : « Il suffit d’y aller, de les prendre [les titres de dette] et les foutre au feu : il n’y en a plus et personne ne s’apercevra jamais que ça a disparu. »

Lors de la rencontre, Mélenchon a maintenu sa position, affirmant que « la suppression de la dette est une question posée depuis 10 ans ». Il a précisé que sa méthode s’appliquerait à environ 20 % de la dette française détenue par la Banque centrale européenne (BCE), la qualifiant de « dette à nous-mêmes ». Édouard Philippe, maire d’Horizons du Havre, a réagi vivement : « Ce que vous venez de dire, Monsieur Mélenchon, c’est extrêmement dangereux. Expliquer à nos partenaires que nous n’allons pas respecter des règles décidées en commun ! Vous allez faire en sorte que la France finisse en interdit bancaire. »

Ce débat met en lumière des divergences significatives entre les candidats sur la gestion de la dette publique, un enjeu crucial à l’approche de l’élection présidentielle.

Source : La Tribune

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