Fenerbahçe : Mattéo Guendouzi, au cœur des tensions après la victoire à Lyon
Au Parc OL, la tradition des soirées européennes houleuses contre des clubs turcs s’est une nouvelle fois confirmée mercredi. Pour la troisième fois en neuf ans, l’Olympique Lyonnais a connu une désillusion face à Fenerbahçe, s’inclinant 2-1 lors du barrage de la Ligue des champions. Ce nouvel échec plonge les Lyonnais dans une septième saison consécutive sans participation à la C1.
Les 55 445 spectateurs présents avaient un point commun : une animosité palpable envers Mattéo Guendouzi. Le milieu de terrain français, désormais joueur de Fenerbahçe, a multiplié les provocations à l’encontre du public lyonnais, ce qui a intensifié la colère des supporters. Guendouzi, ancien joueur de l’OM, a fait son entrée sur le terrain avec une attitude provocatrice, semblant se nourrir des sifflets qui l’attendaient.
Lors de l’échauffement, il a été accueilli par des chants hostiles, notamment des insultes à l’encontre de sa famille. En réponse, il a adressé un doigt d’honneur aux ultras de l’OL, une provocation qui a été captée par les caméras. Sur le terrain, son comportement a continué d’envenimer la situation, notamment après le deuxième but de son équipe, où il a choisi de célébrer devant le virage nord plutôt que de féliciter son coéquipier.
Après le match, Guendouzi a été critiqué pour ses gestes obscènes et son attitude provocante, notamment en hurlant « Allez l’OM » devant les caméras. Cette célébration a presque conduit à des échauffourées, certains membres des Bad Gones, le groupe de supporters lyonnais, étant proches d’envahir le terrain.
L’incident a culminé dans le tunnel, où un membre du staff lyonnais, Antonio Fereira, a été vu en train de réagir de manière excessive, provoquant une agitation supplémentaire. Le coach de Fenerbahçe, Ismail Kartal, a exprimé sa fierté pour ses joueurs qui ont tenté de protéger Guendouzi lors de cet incident.
Corentin Tolisso, capitaine de l’OL, a demandé à Guendouzi de « rester humble » et a souligné que bien que les insultes soient fréquentes dans le football, cela ne justifiait pas de tels débordements. Il a rappelé que la tension autour de ce match était élevée, compte tenu des événements passés, notamment lors de la rencontre contre Besiktas en 2017.
Cette rencontre a mis en lumière les défis de la rivalité entre les clubs français et turcs, tout en soulevant des questions sur le comportement des joueurs et des supporters dans des contextes de forte tension.
Source : 20 Minutes
