Bruxelles demande des mesures pour protéger les enfants en Europe après l’accord américain.

Meta : après l'accord américain, Bruxelles appelle à la protection des enfants en Europe

Bruxelles appelle à la protection des enfants en Europe après l’accord américain avec Meta

L’Union européenne (UE) a exprimé sa volonté de renforcer la protection des enfants sur les réseaux sociaux, à la suite d’un accord conclu par Meta aux États-Unis. Cet accord vise à réduire l’impact d’Instagram et de Facebook sur les adolescents. Un porte-parole européen a souligné que Meta doit également « protéger nos enfants », rappelant que le groupe fait l’objet d’enquêtes à Bruxelles pour des motifs similaires.

Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne pour le numérique, a déclaré que l’entreprise devait garantir une gestion adéquate du temps passé devant les écrans et offrir des contrôles parentaux appropriés sur ses plateformes. Il a insisté sur le fait que Meta doit proposer des engagements pour protéger les enfants au sein de l’UE.

Mercredi, Meta a accepté de payer jusqu’à 17 milliards de dollars pour limiter l’accès des adolescents à Instagram et Facebook dans une cinquantaine d’États et territoires américains, dans le cadre d’un accord avec les procureurs généraux.

Le débat sur l’addiction des jeunes aux réseaux sociaux est également d’actualité en Europe. La France a récemment proposé une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, bien que cette législation ait été censurée par le Conseil constitutionnel. Le gouvernement français prévoit de présenter une nouvelle version du texte.

La Commission européenne, qui a ouvert des enquêtes contre Meta et d’autres réseaux sociaux comme TikTok, envisage des restrictions d’âge similaires pour protéger les jeunes utilisateurs.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pourrait aborder ce sujet lors de son discours sur l’état de l’Union début septembre. L’UE envisage d’instaurer un accès « progressif et gradué » aux plateformes en ligne pour les enfants et adolescents, comme recommandé par des experts.

Bruxelles a sommé Meta de modifier les interfaces de Facebook et Instagram, jugées trop « addictives », sous peine d’amendes lourdes. La Commission reproche à Meta de ne pas avoir suffisamment évalué et limité les risques d’addiction, notamment pour les mineurs et les adultes vulnérables.

Thomas Regnier a déclaré que « la balle est dans le camp de Meta » et a affirmé que des échanges avaient eu lieu avec l’entreprise depuis l’annonce de l’accord américain. Il a insisté sur l’importance de protéger les enfants dans l’UE avec des mes équivalentes.

La Commission européenne a lancé une enquête en mai 2024 contre Meta, soupçonné de ne pas faire suffisamment pour protéger les mineurs en ligne, dans le cadre du règlement européen sur les services numériques (DSA).

Source : France 24

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