Un domaine dans lequel on doit s’améliorer : quand les start-ups critiquent la frilosité des grands groupes français
De nombreux patrons de start-ups françaises regrettent que les grands groupes hexagonaux ne fassent pas plus confiance aux jeunes pousses innovantes du pays. Le grand patronat, de son côté, affirme avoir engagé certaines démarches en ce sens, tout en soulignant des freins persistants.
C’est un sujet récurrent : les grands groupes français seraient réticents à adopter les produits et solutions développés par les start-ups nationales. Maya Noël, directrice générale de France Digitale, souligne que « ça reste compliqué car start-ups et grands groupes sont des structures différentes, qui n’ont pas le même langage ».
Gautier Cloix, patron de H Company, une start-up spécialisée dans l’intelligence artificielle, ajoute : « C’est vraiment un domaine dans lequel l’Europe doit s’améliorer. On a encore parfois le réflexe de se dire : “Je vais attendre que tout le monde l’utilise pour l’utiliser, comme ça, on ne pourra pas me reprocher d’avoir choisi une solution risquée.” »
Cette frilosité peut avoir des conséquences directes sur l’innovation en France, où les start-ups peinent à se faire une place sur le marché face à des acteurs établis qui hésitent à prendre des risques.
La nécessité d’un dialogue renforcé entre ces deux mondes est cruciale pour favoriser un écosystème d’innovation dynamique et inclusif.
Source : Ouest-France

