En 2025, 44 % des personnes déclarent au moins une privation matérielle ou sociale
Début 2025, 43,9 % des personnes vivant dans un logement ordinaire en France, hors outre-mer, se déclarent concernées par au moins une privation matérielle ou sociale parmi treize aspects considérés. Cela signifie qu’elles ne peuvent pas couvrir certaines dépenses courantes, telles que chauffer leur logement, acheter des vêtements neufs, accéder à Internet, ou se réunir avec des amis au moins une fois par mois. Parmi elles, 13,1 % rapportent au moins cinq privations, tandis que 6,8 % en déclarent au moins sept, les plaçant en situation de privation matérielle et sociale sévère. La privation la plus fréquente, touchant 28,1 % des personnes, est l’incapacité à faire face à des dépenses imprévues d’environ 1 000 euros. En revanche, seulement 1,3 % des personnes font face à l’absence d’accès à Internet pour un usage privé en raison de contraintes financières.
Pour la majorité des individus, le nombre de privations déclarées reste stable d’une année sur l’autre. Entre 2024 et 2025, 56,9 % des personnes ne constatent aucun changement dans leur situation, alors que 22,2 % signalent une diminution et 20,9 % une augmentation du nombre de privations. Les personnes ayant déjà déclaré des privations au début de 2022 montrent une légère diminution dans le nombre de privations au fil du temps.
En 2024, 34,8 % des personnes en situation de privation matérielle et sociale parviennent à en sortir, tandis que 65,2 % demeurent dans cette situation un an plus tard, en 2025. Ce taux de sortie reste relativement constant depuis 2021, oscillant entre 33,0 % et 37,9 % au cours des dernières années.
Entre 2022 et 2025, 21,3 % de la population a fait l’expérience d’une période de privation matérielle et sociale au moins une fois. 16,6 % de la population connaît une trajectoire de privation intermittente, alors que 4,7 % vivent une situation de privation continue.
Les facteurs de risque incluent le chômage et le statut de famille monoparentale. En 2022, 16,4 % des personnes au chômage sont restées en situation de privation matérielle et sociale jusqu’en 2025, un taux qui indique un risque accru par rapport aux personnes en emploi. Les familles monoparentales affichent également un risque accru, avec 11,4 % d’entre elles en situation de privation continue.
Ces résultats soulignent l’importance des conditions socio-économiques et des structures familiales dans la persistance de la privation matérielle et sociale en France.
Source : Insee, Statistiques sur les ressources et les conditions de vie (SRCV) 2021-2025.

