Joan Baez : « Je suis une amoureuse de tout ce qui peut me sauver dans la vie »
L’auteure, compositrice et interprète Joan Baez est l’invitée exceptionnelle toute cette semaine du Monde d’Élodie, à l’occasion de la sortie de son recueil de poésie, Quand tu verras ma mère, invite-la à danser, aux éditions Points. Dans cet épisode, elle aborde le thème de l’amour.
Joan Baez, figure emblématique de la musique folk et militante des droits civiques, a récemment partagé ses réflexions sur son parcours et son rapport à l’identité. Dans son poème Adieu au ballon noir et gris, elle se dévoile en toute vulnérabilité, témoignant d’une quête d’acceptation personnelle.
Interrogée sur son livre, Baez a reconnu qu’il représente une déclaration d’amour à la vie. Elle a évoqué ses luttes passées, notamment sa honte d’être Mexicaine et son besoin de validation. « Ce n’était pas assez bien d’être Mexicaine, de ne pas être la première de la classe », a-t-elle déclaré. Cependant, avec le temps, elle a appris à s’accepter telle qu’elle est.
Baez a également parlé de son choix de conserver son vrai nom, affirmant qu’elle a voulu affirmer son identité plutôt que de se cacher derrière un pseudonyme. « Je voulais changer de nom, mais heureusement, je suis revenue à la raison », a-t-elle expliqué.
La nature occupe une place centrale dans sa vie. « Je suis une amoureuse de tout ce qui peut me sauver dans la vie », a-t-elle affirmé, soulignant l’importance des arbres et des fleurs qui l’entourent dans sa maison perchée dans les arbres.
Elle a aussi abordé sa relation avec son père, qui, selon elle, n’a jamais su lui exprimer sa fierté. « Il était fier devant les autres, mais jamais devant moi », a-t-elle déclaré, révélant une bles profonde qui a marqué son parcours.
Au final, Joan Baez considère sa vie comme extraordinaire, malgré les défis rencontrés. « C’est une vie extraordinaire. J’en suis reconnaissante pour toutes les choses dingues que j’ai pu vivre », a-t-elle conclu.
Source : Franceinfo

