Félix Tshisekedi annonce un dialogue national de trois mois en RDC
Le président congolais, Félix Tshisekedi, a officiellement lancé, le 27 août 2026, un « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ». Ce processus débutera dans les 26 provinces du pays avant de se conclure par des assises nationales à Kinshasa, et ne devra pas excéder une durée de trois mois. L’initiative vise à inclure la majorité, l’opposition, la société civile, les confessions religieuses, ainsi que diverses catégories de la population, tout en excluant les acteurs qui continuent de recourir à la violence armée.
Dans son discours, le président Tshisekedi a précisé que le dialogue ne débutera pas à Kinshasa, comme cela a été le cas dans le passé, mais dans chaque province, à travers des consultations politiques et techniques. Ces forums préliminaires rassembleront les populations locales, les autorités, ainsi que les représentants des partis politiques et de la société civile. Chaque province devra élaborer un diagnostic sur des problématiques telles que l’insécurité, les conflits fonciers et les inégalités.
Le président a également fixé une limite temporelle pour le processus, qui ne devra pas dépasser trois mois, bien qu’aucune date précise pour le début des consultations n’ait été fournie. Une ordonnance sera prochainement publiée pour établir un Comité d’organisation chargé de la logistique du dialogue.
Félix Tshisekedi a souligné que les assises de Kinshasa ne seront pas le point de départ mais l’aboutissement d’une parole recueillie à travers tout le pays. Il a insisté sur l’importance d’une représentation diversifiée lors des assises nationales.
Cependant, le président a également établi des limites concernant l’inclusivité du dialogue, excluant ceux qui prennent les armes contre l’État ou qui collaborent avec des puissances étrangères. Cette décision a soulevé des interrogations au sein de certaines factions de l’opposition, qui appellent à un cadre plus inclusif.
Tshisekedi a également précisé que le dialogue ne mènera pas à la suspension des institutions existantes, et a écarté toute possibilité de changement constitutionnel dans le cadre de ce processus.
Enfin, le chef de l’État a annoncé qu’il mettrait en place des mes de confiance et de décrispation politique avant le début des consultations, bien que les détails de ces mes restent encore à définir.
La mise en œuvre de ce dialogue national pourrait avoir des implications significatives pour la stabilité politique en République Démocratique du Congo.
Source : RFI

