Alexandre Fosse collecte les bonbonnes abandonnées le long des routes en Arles.

L’arlésien Alexandre Fosse récupère les bonbonnes qui jonchent de plus en plus les bordures de routes

Alexandre Fosse, un habitant d’Arles, ramasse des bonbonnes de protoxyde d’azote sur les routes

À Arles, Alexandre Fosse, un habitant de la ville, récupère des bonbonnes de protoxyde d’azote, également connu sous le nom de gaz hilarant, qui s’accumulent le long des routes. À seulement 30 mètres de son appartement, il a trouvé quatre de ces bouteilles abandonnées sur une butte de terre à l’arrière d’un parking. Selon lui, « en général, ils les balancent en bordure de route, dans les broussailles car ça fait moins de bruit quand ça tombe. »

Depuis deux ans, Alexandre Fosse parcourt les routes d’Arles, Nîmes, Tarascon et même Montpellier pour ramasser ces bouteilles. Chez lui, il en a accumulé plus de 200, entassées sur son canapé, un stock qu’il a constitué en moins d’un mois et demi. Il démontre ensuite ces bonbonnes pour les revendre à un ferrailleur à Beaucaire, qui les envoie vers un centre de tri. Ce travail lui permet de gagner entre 200 et 300 euros par mois, selon la quantité récupérée.

Le protoxyde d’azote, utilisé à l’origine en cuisine ou dans les blocs opératoires, est devenu une substance prisée par les jeunes pour ses effets euphorisants. Cette dérive pose des questions sur la consommation de drogues parmi la jeunesse et les dangers associés.

La situation soulève des préoccupations croissantes concernant l’impact de cette nouvelle tendance sur la santé publique et l’environnement, exacerbée par l’accumulation de déchets sur les routes.

Source : La Provence

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