Gaza : l’interdiction des cerfs-volants affecte les activités récréatives locales.

À Gaza, les cerfs-volants ne virevoltent plus

À Gaza, les cerfs-volants ne virevoltent plus

Un morceau de sac plastique, quelques bouts de bois, une longueur de nylon et un mélange d’eau et de farine en guise de colle : il n’en fallait pas plus pour confectionner un des maigres jouets avec lesquels un enfant pouvait encore espérer s’amuser dans la bande de Gaza, et s’évader d’un quotidien de désolation, sans école et sans toit, dans une immensité de décombres.

La situation à Gaza est marquée par une crise humanitaire profonde, exacerbée par des conflits récurrents et un blocus prolongé. Les infrastructures sont largement détruites, et la population, majoritairement composée de jeunes, souffre d’un accès limité à l’éducation et aux services de base. Selon des organisations internationales, plus de 2 millions de personnes vivent dans des conditions précaires, avec un accès restreint à l’eau potable et aux soins de santé.

Les enfants, qui représentent une part significative de cette population, sont particulièrement touchés. Des études récentes indiquent que près de 80 % des enfants à Gaza présentent des signes de stress post-traumatique, conséquence directe des violences et des conditions de vie difficiles.

Dans ce contexte, les quelques ressources disponibles pour le jeu, comme ces cerfs-volants faits maison, deviennent des symboles d’espoir et de résilience, même si leur utilisation est de plus en plus rare. Les enfants, privés de leurs droits fondamentaux, voient leur enfance se réduire à une lutte pour la survie.

Source : La Croix.

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