Bruno Humbel, originaire d’Argovie, a décidé de s’installer au Japon à plus de 60 ans. Il y a non seulement trouvé une nouvelle patrie, mais aussi la sérénité ultime.
Bruno Humbel, qui a grandi dans des conditions modestes à Wettingen, canton d’Argovie, a su surmonter des obstacles. Rejeté des cours de langues au lycée, il parle aujourd’hui sept langues, dont le japonais.
En 2017, il rejoint l’Okinawa Institute of Science and Technology, une étape qui marque le début d’une nouvelle vie au Japon. À Okinawa, il a dirigé le département de microscopie jusqu’à sa retraite, se spécialisant dans la recherche sur des bactéries aquatiques inhabituelles.
Okinawa, la préfecture la plus méridionale du Japon, comprend environ 160 îles, dont une cinquantaine sont habitées. Cette région est également connue pour sa culture unique et son atmosphère détendue.
Bruno Humbel apprécie la différence de mentalité entre l’Europe et le Japon. Selon lui, les habitants d’Okinawa sont joyeux et détendus, contrastant avec le stress qu’il perçoit en Europe. Il a obtenu un permis de séjour permanent à Okinawa, ce qui lui permet de s’y établir durablement.
En plus de sa carrière scientifique, Humbel pratique intensément les arts martiaux depuis trente ans. Bien qu’il détienne une ceinture noire, il se considère comme un débutant au Japon. « En Suisse, une ceinture noire est perçue comme un maître, mais ici, je suis encore en apprentissage », explique-t-il.
Pour lui, les arts martiaux représentent une école de vie sans fin, où l’on peut apprendre jusqu’à son dernier souffle. Cette philosophie contribue à son équilibre et à sa sérénité.
Source : Swissinfo
