De nombreux élèves français reprennent le chemin de l’école… en Belgique
Au collège de la Lys, de 2 ans et demi à 18 ans
La rentrée scolaire, marquée par le retour des élèves, voit un nombre croissant de Français choisir de poursuivre leur éducation en Belgique. Le système éducatif belge, bien que différent, se révèle accessible après une analyse attentive. Les enfants commencent par la maternelle à partir de 2 ans et demi, passent ensuite six ans au primaire, avant d’entrer au secondaire à 12 ans, qui s’étend de la première à la sixième secondaire. Une septième année est parfois proposée dans un cursus professionnalisant. En comparaison, les élèves français entrent en cinquième lors de leur entrée en secondaire en Belgique. Le collège de la Lys, fondé en 2012, résulte de la fusion de deux établissements historiques, Notre-Dame et Saint-Joseph.
Deux tiers de Français
L’entité de Comines-Warneton, qui compte un peu plus de 18 000 habitants, abrite près de 30 % de Français. Dans le secondaire du collège de la Lys, qui accueille environ 650 élèves, deux sur trois sont de nationalité française. Cette proportion est similaire dans la section fondamentale (maternelle et primaire). Selon Ludovic Keirsbilck, directeur du secondaire, cette situation a fluctué au fil des années, mais les inscriptions françaises sont en hausse.
Enseignement général et professionnel
Plusieurs facteurs expliquent cet attrait pour l’enseignement belge. D’abord, la taille des classes, souvent inférieure à 20 élèves, favorise une pédagogie plus personnalisée. Ensuite, l’établissement propose un enseignement général et professionnel accessible dès 12 ans, permettant aux élèves de manipuler des machines et de se préparer concrètement aux métiers de demain. Le collège met également un accent fort sur l’inclusion, facilitant l’accueil d’élèves avec des troubles de l’apprentissage.
Lutte contre le harcèlement
Un certain nombre de familles françaises choisissent la Belgique après avoir rencontré des problèmes de harcèlement en France. Le directeur souligne que la majorité des cas se produisent sur les réseaux sociaux et insiste sur la nécessité d’une réaction rapide pour éviter l’aggravation des situations.
L’interdiction des téléphones
Alors que l’interdiction des téléphones portables dans les lycées français fait débat, le collège de la Lys applique cette règle depuis deux ans. Le directeur indique que les élèves comprennent les raisons de cette me, et les conflits liés à la confiscation des appareils sont rares.
Source : La Voix du Nord

