Cyberattaque contre le Maroc : des anciens espions pointés du doigt
Le 24 août 2023, la chaîne Telegram de Jabaroot a révélé les noms de 70.000 agents marocains de sécurité et de renseignement, suscitant une onde de choc au sein des services de sécurité marocains. Cette cyberattaque, considérée comme « sans précédent » par Le Monde, vise particulièrement Abdellatif Hammouchi, directeur de la police marocaine et du renseignement intérieur, dont le nom figure parmi ceux divulgués.
Contexte de l’attaque
Jabaroot, souvent associé à l’Algérie par les médias marocains, affirme que cette fuite résulte de l’action de cinq anciens agents de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST), le renseignement intérieur marocain. Ces agents, qui se sont exilés en Europe après avoir rompu avec la DGST, réclament des changements au sein des institutions sécuritaires du royaume.
Données sensibles révélées
Les informations divulguées incluent non seulement les noms, mais aussi des données personnelles concernant plusieurs directeurs régionaux et chefs de départements, touchant à des domaines sensibles tels que l’antiterrorisme et le contre-espionnage. Cette fuite pourrait avoir des conséquences graves sur la sécurité nationale et la réputation des institutions marocaines.
Conséquences potentielles
Les anciens agents menacent de rendre publics des documents supplémentaires, y compris les ordres de mission d’agents impliqués dans l’évasion de plus de 70.000 migrants vers Ceuta, survenue fin juillet. Ils exigent le limogeage d’Hammouchi, soulignant des luttes internes au sein des services de renseignement marocains.
Cette situation met en lumière des tensions profondes au sein des institutions sécuritaires et soulève des questions sur l’intégrité et le fonctionnement du renseignement marocain.
Source : Le Monde
