Une femme de chambre licenciée pour avoir volé six rouleaux de papier toilette
Après près de trente ans de service dans un hôtel, une femme de chambre a été licenciée pour avoir emporté six rouleaux de papier toilette. La justice espagnole a confirmé cette sanction, malgré la faible valeur des objets concernés et l’explication fournie par l’employée.
L’incident s’est produit le 20 juin 2024, lorsque la salariée a quitté l’établissement avec un sac contenant les rouleaux. Le lendemain, elle a reçu une lettre de licenciement, l’entreprise l’accusant de ne pas avoir respecté son obligation de bonne foi.
Dans sa défense, la femme de chambre a expliqué qu’elle avait pris les rouleaux pour nettoyer une voiture dans laquelle son chien avait vomi. Cependant, elle avait également signé un document reconnaissant avoir volé les rouleaux, exprimant des regrets et promettant que cela ne se reproduirait plus.
L’affaire a été portée devant le Tribunal social n° 1 de Mataró, qui a jugé que le licenciement était abusif, considérant la sanction disproportionnée par rapport à la valeur des objets. L’entreprise a alors été contrainte de choisir entre réintégrer la salariée avec paiement de ses salaires dus ou lui verser une indemnité de 60 318,50 euros.
Cependant, l’employeur a fait appel, et la Haute Cour de Justice de Catalogne a réexaminé le dossier. Les magistrats ont conclu que le certificat vétérinaire présenté par la salariée ne corroborait pas son récit, étant daté du lendemain des faits. Les images de sécurité ont montré qu’elle était revenue seule à l’hôtel pour prendre les rouleaux.
La cour a également pris en compte le document signé par l’employée, dans lequel elle reconnaissait explicitement le vol. Selon la convention collective applicable, le vol est classé parmi les fautes très graves, indépendamment de la valeur des biens volés.
Finalement, la décision a été rendue contre la femme de chambre, et son licenciement a été jugé justifié. En tant que licenciement disciplinaire, elle ne recevra aucune indemnité.
Source : La Dépêche.

