La galerie Regala à Arles met à l’honneur des artistes en exil
La galerie Regala, située à Arles, présente une exposition intitulée « La terre nous est étroite », inspirée d’un poème de Mahmoud Darwich. Cette exposition, qui se tient jusqu’au 26 septembre, met en avant les œuvres de Randa Maddah, peintre, et Khaled Dawwa, sculpteur, tous deux anciens élèves des Beaux-arts à Damas et désormais établis en France.
Randa Maddah s’inspire de ses souvenirs d’enfance passés sur le plateau du Golan, un territoire syrien annexé par Israël depuis 1981. Ses œuvres, marquées par une empreinte de la religion druze, évoquent des paysages luxuriants aux accents surréalistes, où des êtres hybrides se mêlent à une nature tourmentée, peuplée d’arbres déracinés et de terres arides. Julie Marletta, collaboratrice à la galerie, souligne que Maddah « crée toute une mythologie personnelle avec des phénix et des dragons, représentant des paysages intérieurs empreints de vie et de renaissance, malgré la douleur des souvenirs. »
Khaled Dawwa, quant à lui, complète cette exposition avec ses sculptures, apportant une dimension tactile à cette rencontre artistique. Leurs œuvres sont le reflet de leur parcours d’exil et des défis qu’ils ont rencontrés.
L’exposition représente ainsi un espace de réflexion sur l’expérience des artistes en situation d’exil, mettant en lumière la richesse de leur héritage culturel et leur capacité à transformer la douleur en art.
Source : La Provence.
