Suicides et mal-être dans les écoles de vétérinaires : un silence préoccupant s’installe.

« On apprend à souffrir en silence » : dans les écoles de vétérinaires, des suicides et un mal-être généralisé

On apprend à souffrir en silence : le mal-être dans les écoles vétérinaires

FAIT PRINCIPAL
Les écoles vétérinaires françaises sont confrontées à une crise de santé mentale alarmante, marquée par plusieurs suicides et un mal-être généralisé parmi les étudiants.

CONTEXTE FACTUEL
L’année scolaire 2025-2026 a été tragiquement marquée par quatre suicides dans les écoles vétérinaires d’Alfort et de Lyon. Ces événements ont suscité une enquête pour harcèlement moral et discrimination sexiste, suite à des révélations sur la souffrance psychologique des étudiants. En mai 2025, le rapport Truchot a révélé que près de 50 % des étudiants vétérinaires souffrent de troubles mentaux, notamment 42,8 % d’entre eux déclarant des symptômes dépressifs et 15,7 % ayant des idées suicidaires.

DONNÉES OU STATISTIQUES
Sur 1 612 élèves interrogés dans le cadre du rapport Truchot, 39,4 % ont signalé des troubles du comportement alimentaire. De plus, un rapport de 2018 a montré que plus de 50 % des étudiants vétérinaires avaient ressenti des symptômes dépressifs, tandis que 20 % avaient envisagé de se faire du mal.

CONSÉQUENCE DIRECTE
Ces chiffres mettent en lumière l’urgence d’une réforme des études vétérinaires et la nécessité d’un plan de santé mentale robuste, alors que les étudiants continuent d’exprimer leur détresse sans recevoir l’aide adéquate.

La Direction générale de l’enseignement et de la recherche (DGER) a annoncé la mise en place de groupes de travail visant à élaborer des solutions, mais ces initiatives sont jugées tardives par de nombreux observateurs, notamment des professionnels du secteur.

Source : Reporterre.

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