(Washington) Le déplacement inhabituel du directeur de la CIA à Moscou cette semaine avait pour but de mettre en garde la Russie contre toute attaque visant l’OTAN, selon plusieurs médias américains. Cette visite survient alors que des évaluations des services de renseignement américains indiquent que Moscou pourrait chercher à tester l’alliance atlantique.
Le Wall Street Journal et CBS rapportent que John Ratcliffe a tenté de dissuader la Russie d’agresser un membre de l’OTAN, alors que des sources signalent que le président russe, Vladimir Poutine, pourrait envisager une « attaque limitée » dans les prochaines années.
La Maison-Blanche n’a pas commenté cette visite. Cependant, Donald Trump a qualifié ce déplacement de « semi-routine » lors d’une interview, suggérant qu’il était principalement axé sur la guerre en Ukraine. Il a également exprimé le souhait que ce conflit prenne fin.
Au cours de son séjour à Moscou, Ratcliffe a également abordé la situation en Iran, menaçant de sanctions supplémentaires si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert. Trump a précisé que la visite n’était pas liée à l’Iran ou aux menaces russes contre l’OTAN.
Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a indiqué que Ratcliffe s’était rendu à Moscou pour échanger « entre services secrets » et n’avait pas rencontré Poutine. Il a jugé qu’il était encore trop tôt pour déterminer l’impact de cette visite sur les relations russo-américaines.
Les tensions entre la Russie et l’Ukraine se sont intensifiées ces derniers mois, avec des frappes à longue portée visant des infrastructures civiles. Les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit, sous médiation américaine, semblent au point mort, et le Kremlin ne montre aucun signe de flexibilité sur ses exigences territoriales.
Le dernier voyage d’un directeur de la CIA en Russie remonte à novembre 2021, avant le début de la guerre en Ukraine en février 2022.
Source : Wall Street Journal, CBS
