Fausses couches : une étude de l’Ined dévoile les âges les plus à risque
La fausse couche est une épreuve fréquente, mais encore insuffisamment documentée. Une étude publiée par l’Institut national d’études démographiques (Ined) permet de mieux mer ce phénomène en France. Selon les résultats, entre 10 et 14 % des grossesses se terminent par un arrêt précoce et spontané. Parmi les femmes âgées de 40 à 49 ans ayant déjà été enceintes, environ une sur quatre en a vécu au moins une. Rapportée à l’ensemble des femmes de cette tranche d’âge, y compris celles qui n’ont jamais été enceintes, cette proportion s’établit à 22 %.
La majorité des fausses couches survient durant le premier trimestre de la grossesse. En effet, la plupart des arrêts spontanés se produisent dans les premières semaines, avec seulement 8 % des cas recensés ayant lieu après 14 semaines d’aménorrhée. L’étude souligne que la fréquence exacte des fausses couches reste difficile à évaluer, certaines se produisant avant même que la grossesse soit connue.
L’âge se révèle être le principal facteur de risque. Celui-ci suit une courbe en forme de J : il dépasse 10 % avant 20 ans, diminue ensuite, puis recommence à progresser à partir de 34 ans. À 35 ans, 8 % des grossesses se terminent par une fausse couche, cette proportion passant à 14 % à 40 ans et à 23 % à 45 ans.
L’étude s’intéresse également aux parcours de soins des femmes ayant vécu une fausse couche. Les témoignages recueillis révèlent que la prise en charge aux urgences gynécologiques est souvent perçue comme inadaptée. Les patientes évoquent des attentes prolongées à proximité de femmes enceintes, des informations insuffisantes sur le déroulement de la fausse couche, ainsi qu’un manque de suivi après leur retour à domicile.
Des recommandations médicales sont en préparation pour mieux informer les patientes et asr un suivi adapté après cette épreuve.
Source : Institut national d’études démographiques (Ined)

