Il s’est fait passer pour le propriétaire : un arnaqueur piège deux familles à Villeneuve-Loubet
C’est une location qui a tourné au cauchemar à Villeneuve-Loubet. La propriétaire d’un appartement qu’elle avait mis en location pendant l’été a trouvé d’autres locataires à son retour. Une sous-location mise en place par un escroc, parti avec de l’argent en liquide et désormais injoignable.
Une douche froide, c’est ce qu’a ressenti Rebecca Lagoutte, propriétaire d’un appartement à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), en rentrant chez elle. La jeune femme avait loué son appartement l’été pour soulager ses finances. Un joli 4 pièces de 70 m² au dernier étage d’une résidence avec piscine, qu’elle possède depuis trois ans. Un homme d’origine allemande, du nom de Thomas B., lui loue le bien de mai à août.
Mais de retour chez elle pour récupérer ses clés, rien ne se passe comme prévu. « Le jour J, je tape à la porte de mon appartement et je vois une famille et des enfants », explique Rebecca Lagoutte à France 3 Côte d’Azur. « Je comprends que le locataire a sous-loué mon logement. »
Ces nouveaux locataires sont tout aussi surpris car ils pensaient avoir loué le bien pour plusieurs mois. Ils avaient posté une annonce de recherche de logement. Thomas B. les avait alors contactés pour leur proposer l’appartement de Rebecca.
L’homme, très sûr de lui, a convaincu la jeune femme de lui confier 2 800 € en liquide comme avance sur le loyer et comme caution. Depuis, ce faux propriétaire est injoignable.
Antonio, un autre potentiel locataire, a failli tomber dans le piège avant de couper court aux discussions avec le faux propriétaire. « Suite à une recherche d’appartement, je vois une annonce sur les réseaux sociaux d’une location à 850 €. Je contacte cette personne et je suis rappelé dans la demi-heure qui suit. Nous échangeons et je me rends compte que l’écrit n’est pas clair », raconte-t-il.
Le potentiel locataire décide tout de même de visiter le logement. Une fois sur place, plusieurs éléments lui mettent la puce à l’oreille. « Je m’aperçois qu’il n’y a rien à son nom et des affaires qui ne semblent pas lui appartenir. » L’homme demande un paiement en liquide jusqu’à la fin de l’année à Antonio, qui finit par se rendre à la gendarmerie, sans que des démarches supplémentaires n’aient été entreprises par les forces de l’ordre.
C’est finalement cette famille avec deux enfants qui est tombée dans le panneau. Maintenant, la propriétaire espère trouver une solution qui puisse convenir à ces locataires floués. « Nous sommes dans la discussion. Ils sont eux aussi victimes d’escroquerie. Ils ne sont pas là pour être des squatteurs, ils veulent être relogés car, aujourd’hui, ils sont à la rue avec leurs deux enfants », déplore Rebecca Lagoutte.
Source : France 3 Côte d’Azur
