Devoirs et IA : comment bien l’utiliser en 4 gestes simples
Une enquête menée en 2025 dans un lycée de banlieue parisienne par le chercheur Cédric Naudet a mis en évidence trois profils d’élèves et d’étudiants face à l’intelligence artificielle (IA) : les « engagés réflexifs », qui utilisent l’IA pour approfondir leur pensée ; les « occasionnels légalistes », qui l’emploient avec prudence et de manière ponctuelle ; et les « scolaires opportunistes », qui délèguent leurs tâches à l’IA sans esprit critique. Cette dernière approche pénalise les élèves, car elle limite leur apprentissage. L’étude souligne que l’usage réflexif de l’IA est principalement adopté par les élèves déjà à l’aise dans leur parcours scolaire, tandis que ceux en difficulté sont souvent les plus enclins à déléguer à l’IA générative.
Dans ce contexte, l’IA générative, déjà largement utilisée par les étudiants, peut devenir un outil d’apprentissage bénéfique. André Tricot, enseignant chercheur en psychologie cognitive à l’université Paul-Valéry de Montpellier, propose quatre recommandations pour un usage responsable de l’IA.
- D’abord seul : éviter la « dette cognitive »
Une étude du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a réparti 54 participants en trois groupes pour rédiger un essai : avec ChatGPT, avec un moteur de recherche et sans outil. Les résultats, mesurés par électroencéphalographie, ont montré que les utilisateurs de ChatGPT avaient une connectivité cérébrale plus faible, se sentaient moins « auteurs » de leur texte et retenaient moins d’informations. Les chercheurs qualifient ce phénomène de « dette cognitive ».
Ces recommandations visent à encourager une utilisation plus réfléchie de l’IA, permettant ainsi aux élèves de mieux s’approprier leurs apprentissages.
Source : Cédric Naudet, enquête 2025

