Alpes-Maritimes : Une feuille de route jusqu’en 2035 pour protéger les forêts face au changement climatique
L’État se mobilise pour anticiper les défis climatiques auxquels font face les forêts des Alpes-Maritimes. Ce vendredi 12 juin, le préfet du département, Laurent Hottiaux, a dévoilé à Nice une feuille de route issue des Assises de la Forêt, qui se sont tenues depuis février en collaboration avec élus, professionnels du bois, associations environnementales et collectivités locales. L’objectif est de développer une stratégie concertée d’ici 2035 pour faire face aux effets du changement climatique.
Dans cette région, 67 % du territoire, soit environ 287 000 hectares, est recouvert de forêts, un élément essentiel pour la biodiversité, la qualité de l’eau et la captation du carbone. Cependant, cette richesse naturelle est menacée par l’aridification croissante du climat méditerranéen, entraînant des dépérissements forestiers de plus en plus fréquents. Actuellement, 44 % du territoire bénéficie d’un statut de protection environnementale. Par ailleurs, les massifs maralpins sont confrontés à une augmentation des températures prévue de +4 °C d’ici 2100, accompagnée d’un risque accru de sécheresses et de parasites.
Dix actions réparties en quatre axes
La feuille de route élaborée à l’issue de plusieurs mois d’ateliers, réunissant 95 participants issus de différents secteurs, se structure autour de quatre axes et dix actions opérationnelles. Parmi les priorités figurent :
- Renforcer la coopération entre territoires pour mieux protéger les services rendus par les forêts.
- Adapter les peuplements forestiers au changement climatique, notamment par le renouvellement des essences.
- Retrouver un équilibre entre faune sauvage et forêt, face aux dégâts causés par les ongulés.
- Développer la filière bois locale dans une logique de gestion durable.
- Sensibiliser le public aux usages de la forêt.
La mise en œuvre de ce plan sera supervisée par une gouvernance collégiale, sous l’autorité de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), impliquant tous les partenaires ayant participé aux Assises. La version définitive de ce document est attendue pour septembre 2026, avec le lancement des premières actions prévu peu après.
Laurent Hottiaux souligne que « notre forêt est en danger », tout en rappelant qu’elle constitue « un bien commun » essentiel pour la qualité de l’air, de l’eau, la prévention des risques naturels et le stockage du carbone.
Source : Nice-Matin