Des bovins privés d’eau et de nourriture
Le tribunal correctionnel de Rennes a de nouveau condamné en son absence un agriculteur récidiviste de Luitré-Dompierre (Ille-et-Vilaine). Cette condamnation fait suite à la découverte d’animaux privés de nourriture et d’eau sur son exploitation à l’été 2025.
L’éleveur, dont l’exploitation se situe à Luitré-Dompierre, est considéré comme un récidiviste par la justice. Il a été condamné pour maltraitance animale. Les derniers faits remontent à l’été 2025, lorsque les services vétérinaires ont constaté qu’un veau de plus de 16 mois se trouvait dans une niche individuelle conçue pour des veaux de moins de 8 mois. L’animal était dans l’impossibilité de se déplacer et aucun système pour asr son abreuvement n’était en place. De plus, une génisse était également dans l’incapacité de se lever, affichant un état de maigreur extrême et un retard de croissance dû à un déficit nutritionnel chronique.
Un cadavre décomposé a également été retrouvé à proximité d’un pneu. L’agriculteur a déclaré que l’animal était mort depuis 48 heures, alors que son numéro d’identification correspondait à un animal abattu en 2023.
Lors de la visite des vétérinaires, l’éleveur, âgé de 45 ans, a affirmé que la fréquence des contrôles d’hygiène le mettait en difficulté et qu’il n’avait d’autre moyen de subsistance que ses bêtes, ce qui l’avait conduit à acheter des animaux sans facture.
Ce n’est pas la première fois que cet agriculteur fait face à des accusations similaires. En décembre 2024, il n’avait pas jugé utile de se présenter devant ses juges, ce qui avait conduit le procureur à demander une peine d’un an de prison ferme. Le tribunal a finalement prononcé neuf mois de prison ferme à son encontre, sans possibilité d’aménagement de peine, ainsi qu’une interdiction définitive d’exercer l’activité d’éleveur ou de détenir des animaux. Il a également été condamné à payer près de 10 000 € d’amendes.
D’autres mentions figurent à son casier, notamment une condamnation en novembre 2018 pour exploitation d’une installation non conforme, entraînant une pollution des eaux souterraines. En novembre 2021, il avait continué à exercer son activité malgré une interdiction, ce qui lui avait valu deux mois de prison ferme.
Source : France 3 Régions.

